A L'OMBRE DE TAHA HUSSEIN

UN CITOYEN QUI S'INTERESSE A LA MARCHE DU SIECLE

mardi 8 octobre 2013

J’AI FAIT UN RÊVE…QU’UN JOUR LE MONDE ARABE « UNI » RENAÎT DE SES CENDRES !

J’ai évoqué plusieurs fois dans mon blog (à travers mes derniers posts), la nécessité impérieuse pour le Monde Arabe de se constituer en un « ensemble économique commun », seule alternative qui s’offre à lui, dans le contexte international actuel (où les puissances économiques organisées font la loi) pour émerger de son effacement politique et de sa dépendance économique, situation qui ronge graduellement (telle une maladie chronique) les fondements structurels de son "identité" en tant qu’entité politico-économico-culturelle qui compte, parmi d’autres entités plus structurées et représentatives à l'échelle internationale : que sont l’Amérique, l’Europe et l’Asie.

Ce monde qui est justement dominé (régi ?) par 3 pôles économiques envahissants : la Super-puissance Américaine, l’Union Européenne et le Japon (qui vient de céder sa place de 2ème puissance mondiale à la Chine !)

Et, la compétition étant ouverte (grâce à la mondialisation), d’autres grands pays se bousculent aux portillons pour les rejoindre, et devenir à leur tour des « entités économico-politiques », avec lesquelles ce monde tripartite devrait compter : ce sont  l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud !

• Qu’en est-il du Monde Arabo-musulman ? Lui qui a insufflé de son génie créateur le début de la Renaissance et le Siècle des Lumières dans des disciplines diverses : médecine, mathématiques, philosophie, poésie, astronomie etc...

Notre amour propre conçoit-il — sans rechigner — que des pays comme l’Afrique du Sud et le Brésil (qu’ont-ils apporté à l’humanité comme contribution à son essor culturel, voire scientifique ?) et même l’Inde (malgré la relative notoriété de sa civilisation) puissent aspirer à « une place au soleil » parmi « les grands », pendant que le monde Arabo-musulman « croupit » dans son marasme économico-politique endémique et inqualifiable, malgré ses énormes ressources financières et ses potentialités humaines et culturelles indéniables ?

• Que voyons-nous à travers l’expérience des 3 grandes puissances (le Japon compris) qui « gouvernent » le monde ?

• Que grâce à des efforts intenses et permanents (depuis la Révolution de 1789), et à des performances acquises de haute lutte, (après de multiples expériences, plus ou moins heureuses en matière de politique générale et de gouvernance) que ces puissances ont accédé à l’ultime étape de leur développement, qui est la Démocratie politique, grâce à laquelle elles ont obtenu la Reconnaissance et le Succès universels qui est le leur aujourd'hui !

• A quand le tour du Monde Arabo-Musulman de s'engager dans un système de gouvernance démocratique, axé sur l'alternance politique, celle- là même qui a permis à l'occident de réaliser les progrès que nous lui envions ? Au lieu de se contenter sans état d’âme (tel un SDF résigné) de s’abaisser pour ramasser des miettes ! Dans un monde multipolaire conquérant...

Je suis de ceux qui considèrent que nous nous sommes fourvoyés pendant trop longtemps dans notre quête à construire une société moderne et développée (sans conviction ni moyens adéquats pour y parvenir) et qu’il est temps pour « nous » de nous secouer un bon coup, et de réaliser sans dérobade que pendant notre « profond sommeil » la planète terre a changé d’époque, de rythme, d’environnement et de mode de vie (de gouvernance ?) et qu’il « nous » faut nous y adapter tous — autant que nous sommes — pour assurer notre survie !

Et c’est là qu’intervient l’actualité immédiate : ce « Printemps Arabe » qui continue de captiver l’opinion internationale (par sa vigueur et sa tonalité démocratique intransigeante) n’aurait pas servi la « cause arabe » s’il ne débouche pas (après les réformes nécessaires pour « installer » la démocratie) sur une transformation radicale de nos politiques économiques, suffisamment élaborées et visionnaires, pour ouvrir la voie à une « Communauté Économique Arabe » capable de redonner vie et dynamisme à notre « génie créateur » d'antan...

Et pour ce faire, deux étapes indispensables guettent le monde arabe : se convertir à une gouvernance dont le fondement est basé sur une démocratie authentique, transparente et pratiquée avec intransigeance, avec l'alternance politique comme conséquence incontournable, et une gestion des "affaires d'Etat" dans la probité et l'honnêteté requises, soucieuse de l'intérêt général et de justice sociale tant déclamée ...

A l'instar des pays occidentaux qui nous entourent...

Et chemin faisant, quoi de mieux que de nous organiser en un vaste ensemble économico-politico-culturel, capable de rivaliser avec les grandes entités économiques existantes, tant en Europe qu'en Amérique... Et innover dans notre quête à rattraper notre retard, en ajoutant aux « anciennes humanités » les nouvelles sciences socio-technologiques : informatique, finances, énergies nouvelles, tourisme etc., dans le but de reconquérir quelque parcelle de Dignité dont  nous  avons besoin pour traiter d’égal à égal avec le monde qui nous entoure.

Et  finissons-en avec la soumission, la résignation et l’exploitation perpétuelle (de nos richesses) concédées à certains privilégiés occidentaux (toujours les mêmes), qui, comble d'ironie, redistribuent quelques prébendes à leurs affidés autochtones, à dessein…

• Quand les Dirigeants Arabes vont-ils enfin entamer leur conversion en Chefs d’Etats modernes et démocrates, se consacrant entièrement au « bien-être » de leurs concitoyens, au lieu de se comporter comme des héritiers « de Droit Divin » de l'autorité qu'ils ont confisquée à leur profit, pour agir en despotes absolus, bénéficiant d’une totale impunité dans l’innommable exercice de leur Pouvoir ?

• Quand le Monde Arabe va-t-il enfin entrer dans cette phase décisive (qui a fait de l’Occident ce qu’il est devenu aujourd’hui) de Réformes et d’expériences nouvelles dans la gestion de ses affaires, pour devenir un partenaire dont la voix compte, et l’action suscite le respect ?

• A quoi nous servent Toute Notre Histoire, nos « vertigineuses » ressources financières, nos immenses potentialités culturelles et artistiques ainsi que notre considérable apport humain, s’ils ne sont pas mis au service d’une cause noble : celle de transformer notre région en un « vivier » culturel, économique et politique qui compte, parmi « les 3 grands », ceux-là mêmes qui « continuent de nous regarder de haut ! » pour stigmatiser notre incapacité à « muer » en Nations mûres et fiables.

• Acceptons-nous de continuer « à jouer ce rôle lamentable » au regard de nos détracteurs, ou allons-nous démontrer nos propensions à « rebondir » après la chute ?... Et notre capacité à nous «relever » par nous-mêmes ?

Voilà à quoi, après l’étape des réformes constitutionnelles en cours, devrait tendre (avec toute l’énergie qui le caractérise) « le Printemps Arabe » qui poursuit lentement et sûrement son Oeuvre de renouveau et d’ouverture sur le monde, (dont l’objectif de « bien-être » demeure la principale revendication de ses initiateurs !) Prions pour que cet objectif ne soit pas occulté en cours de route, sachant que le terme "bien-être" renferme un ensemble de "valeurs" de dimension universelle (justice sociale, égalité des chances, respect des droits de l'homme etc...)

• Et ce « bien-être » ne veut pas dire autre chose qu' une Démocratie bien assumée, une Justice bien rendue et une Égalité des chances bien partagée.

• C’est cela qui a contribué à la notoriété des «3 grands pôles » de puissance économique dans le monde .

• Et c’est cette évidence bien comprise par nos Dirigeants Arabes, qui permettra la transition naturelle vers une « nouvelle gouvernance » qui produira à son tour — à l’instar du monde Occidental — le Bien-Être des citoyens !

Alors, poussé par mon optimisme légendaire, je m’adresse à vous, Initiateurs du Printemps Arabe (partout où vous militez) et vous dis du fond de mon rêve : bonne chance ! Et arrosez de vos semences ce vaste champ culturo-financier que constitue le Monde Arabo-Musulman! Il en sortira certainement des pépites d'or et de diamants, pour embellir notre quotidien ! Pour peu que nos dirigeants soient enfin convertis -- par la grâce de Dieu-- à la légalité, à la probité et à l'alternance politique sans heurts...

Et surtout maintenez le cap pour l’instauration coûte que coûte d’une « Communauté Économique Arabe » fiable, seule voie de salut qui nous soit offerte (dans nos postures actuelles de pions sur l’échiquier international) pour faire face à l’hégémonie d’un monde Occidental arrogant et à une compétition mondiale féroce !

samedi 7 septembre 2013

EN ATTENDANT LA JUSTICE DE DIEU …




Þ     Je suis contre les guerres,
Þ     Je suis contre l’ingérence des grandes puissances dans les affaires intérieures des États,
Þ     Je suis contre le rôle de Gendarme abusivement exercé par les États-Unis d’Amérique sur le Monde,
Þ     Je suis contre la configuration actuelle du Conseil de Sécurité des Nations Unies (peu représentative du Monde depuis la fin de la Guerre Froide),
Þ     Je suis contre le laisser-faire tragique dont est responsable la communauté internationale à l’égard des droits Humains et légitimes du Peuple Palestinien,
Þ     Je suis contre l’impunité exclusive et permanente dont jouit l’État d’Israël, face aux Crimes et massacres nombreux, entachés de Crimes contre l’Humanité, perpétrés par Israël contre le Peuple Palestinien,
Þ     Je suis contre l’arrogance clownesque des Ayatollah en général et de l’idéologie des Mouvements islamistes de tous bords (Hezbollah, Frères Musulmans, Talibans etc …) qui sont en rupture avec les Lois  et les Droits tels que reconnus universellement, et n’ont donc pas leur place dans notre Monde d’aujourd’hui,
Þ     Je suis contre l’injustice d’où qu'elle vienne et sous quelque forme où elle se présente,  
Þ     Mais s’il y a une chose pour laquelle je suis d’accord maintenant : 
Þ     C’EST L’ÉLIMINATION IMMÉDIATE ET SANS SCRUPULE DU MONSTRE BACHAR AL-ASSAD DE NOTRE PLANÈTE. CAR IL N’EST PAS DIGNE DE FIGURER PARMI LES ÊTRES HUMAINS QUE NOUS SOMMES!

Toute autre alternative à cette sanction salutaire entachera les Nations du Monde d’une souillure indélébile ! Jusqu’à la fin des temps ! 







mardi 27 août 2013

L’ISLAM EN QUESTION…



Au moment où l’éveil brutal des populations musulmanes semble bouleverser l’échiquier géopolitique du Proche et Moyen-Orient, en provoquant la chute instantanée des principaux dictateurs qui y ont régné des décennies sans partage ;

Au moment où le « Printemps Arabe » avait suscité un immense espoir de renouveau dans les systèmes de gouvernance de ces pays, vite démenti par les tragiques événements qui continuent de nos jours de secouer la majeure partie des Nations Arabes ; 

Au moment où l’Occident semble observer ces effroyables mouvements de colère et de répressions aveugles (qui se déroulent à ses portes) tantôt avec inquiétude (l’islam étant dans la quasi-totalité des pays de l’U.E. la 2ème religion par le nombre des pratiquants ou adhérents parmi ses populations) et tantôt avec passivité sinon avec méfiance (des « attitudes » des discours et des lois stigmatisant la seule religion Musulmane, accusée à tort d’être fermée à la Modernité, et par conséquent hostile aux principes de la laïcité « à l’européenne »)

Donc au moment où cet Islam tant décrié parait prendre sa revanche en se radicalisant (la plupart des nouveaux pouvoirs élus démocratiquement sont d’obédience islamiste !), voilà enfin un livre « réparateur » suis-je tenté de dire, qui réhabilite la pensée Islamique dans ce qu’elle a de plus noble, les Valeurs Morales, à travers une démonstration magistrale (documentée et argumentée selon une approche moderne, rarement observée chez les « nouveaux penseurs de l’Islam ») sur les « Valeurs Référentielles » sur lesquelles sont construits les  fondamentaux de la Foi Musulmane.

Son auteur, le Docteur Mohamed KETTANI, docteur d’Etat en Sciences Humaines, membre permanent de l’Académie Royale, peu connu du grand public, mais ayant à son actif plusieurs œuvres spécialisées dans la Pensée et les Enseignements de la Foi Islamique au plan social, juridique et philosophique. Ses parutions sporadiques sur le petit écran lors des causeries religieuses présidées par Sa Majesté le Roi pendant le mois de Ramadan, ont laissé chez les téléspectateurs le souvenir d’un « Alem » au sens noble du terme, maniant avec aisance les rudiments du dogme islamique avec les théories philosophiques des Grands Penseurs des XVIIIème et XIXéme siècle). 

La curiosité de mon fils (pour tout ce qui touche à l’histoire du Maroc) lui fait découvrir ce livre parmi tant d’autres (exposés sur les rayons du grand magasin « Virgin » au Mall « Anfa Place de Casablanca) et m’offre par la même occasion l’opportunité de le lire, et à vrai dire de le  "dévorer"  !

Je salue de prime abord la prodigieuse érudition de l’auteur, le cheminement limpide de sa pensée (dans un registre – religion – où le doute  est de mise, et la Vérité souvent difficile à démontrer), sa propension à innover par des arguments tangibles, là où ses confrères (prétendument spécialistes dans l’Etude de l’Islam) se cantonnent dans des postures conventionnelles voire rigides, fermés aux débats..
Et par-dessus tout, je rends hommage à son inébranlable Foi en une religion (Islam) qu’il considère fermement comme un Don de Dieu à sa créature, avec tout ce que le terme suggère comme allusion de « bienfaits » pour l’Humanité !

Je ne voudrais pas oublier de saluer au passage l’excellente qualité de la traduction (réalisée par le Centre d’Etudes et des Recherches sur les Valeurs) dont la prouesse a permis de lire cette belle œuvre comme s’elle était de langue française d’origine ! 

            

            
                 « SYSTÈME DES VALEURS                        
                    RÉFÉRENTIELLES EN ISLAM »
                    Dr. Mohamed KETTANI 








Avec une méthode assumée et une inspiration foisonnante, l’auteur nous amène à petit pas…mais résolument, avec cette rare capacité à convaincre (qui ne le quitte pas jusqu’à la dernière page !), vers des raisonnements laborieusement mais clairement développés, dans une démarche exploratoire qui ne craint pas de se confronter aux théories philosophiques des « Siècles de Lumière » (et les débats qu’elles ont suscités depuis) pour nous ouvrir, grâce à cette démarche novatrice, des perspectives lumineuses sur le « pourquoi » de notre existence, les motivations qui nous animent (malgré leur disparité en fonction des lieux et des cultures), la place de la Foi dans notre cheminement et les fondamentaux sur lesquels repose cette Foi… Le tout à la lumière des connaissances acquises grâce aux grands philosophes qui ont marqué l’Histoire récente de l’Humanité.

L’ossature de l’œuvre reste l’Islam naturellement, mais un Islam Humaniste, dotée d’une Vérité Sacrée, puisant ses Valeurs Morales incontestables et ses Enseignements Scientifiques irréfutables d’un Livre Saint, le Coran, transmis au Messager de Dieu le Prophète Mohammed, pour répandre le contenu de cette « Révélation » autour de lui et sur son chemin de prêche sans relâche, mue par sa seule FOI et le Soutien de Dieu dans sa Mission…

J’ai sciemment mis en gras ces 4 mots qui constituent autant de thèmes développés par l’auteur sur l’Islam (parmi tant d’autres particulièrement intéressants, parce que traités tous avec le souci permanent de rester fidèle à la « philosophie » du texte Sacré, tout en soulignant leur apport à la Civilisation Musulmane et leur Conformité aux acquis scientifiques des temps modernes)

Comme avant-goût (de cette œuvre brillantissime) je vais vous livrer quelques citations autour des thèmes représentés par les mots mis en gras ci-dessus et qui sont, dans l’ordre :

VÉRITÉ – VALEURS MORALES – SCIENCE – FOI 

Précisément, en ces temps de doute et de violence, ce sont des Valeurs qui honorent l’Islam !

A. VÉRITÉ :  (citations) 

« Les philosophes et les scientifiques, comme eut à le constater le physiologiste allemand Emil Heinrich du BOIS-REYMOND (décédé en 1896), furent de tout temps préoccupés par des questions auxquelles ils ne purent finalement pas apporter de réponses. Ces interrogations étaient toutes axées sur l’origine de la matière, l’énergie, le mouvement, les sensations ressenties par l’être vivant, ainsi que le libre arbitre chez l’homme. Pour la science et la philosophie ce furent là autant de questions brûlantes concernant tant la matière et l’âme humaine que la raison. » (Page 29)
[…]
« Le XVIIIème siècle, étape transitoire plus récente dans l’histoire de la pensée humaine, amena un tel développement des sciences naturelles que les gens, fascinés par la découverte des lois de la nature, « déifièrent » la raison [humaine] qui leur permit l’accumulation d’aussi grandes connaissances. Certains, découvrant le système stable de la nature, lui conférèrent un aspect divin qui la rendait ainsi indépendante d’une volonté antérieure à son existence. Ils estiment que seule la raison et la méthode expérimentale pouvaient appréhender les lois expérimentales de ce système, et que l’homme comme élément de la nature pouvait renoncer à tout ce qui n’avait pas trait à la raison. C’est le cas de Voltaire (1694-1778) qui évoque « les Droits Naturels de l’homme » par opposition aux Lois de la Nature (Page 31-32)

Montesquieu (1689-1755) dans son prestigieux livre « L’Esprit des Lois », se basant alors sur les « lois naturelles » forgea le concept de Droit, à savoir la base de référence organisant les rapports humains, établis sur une base stable inspirée de la Nature elle-même. Aussi affirme-t-il dans l’introduction de l’ouvrage précité : « les lois dans la signification la plus étendue, sont les rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses, et dans ce sens, tous les êtres ont leurs lois, la Divinité a ses lois, le monde matériel a ses lois, les intelligences supérieures à l’homme ont leurs lois, et l’homme a ses lois. Ceux qui ont dit qu’une fatalité aveugle a produit tous les effets que nous voyons dans le monde, ont dit une grande absurdité ; car quelle plus grande absurdité qu’une fatalité aveugle qui aurait produits des êtres intelligents. Il y a donc une raison primitive ; et les lois sont les rapports qui se trouvent entre elle et les différents êtres, et les rapports de ces différents êtres entre eux. » (Pages 31-32)
[…]
« Il va sans dire que le Saint Coran est le livre sacré qui consigne les vérités révélées aux autres religions antérieures à l’Islam. Il témoigne de la véracité de tous les prophètes ayant précédé le Prophète Mohammed (Salut et Bénédiction sur lui), et constitue en soi-même la preuve d’un message divin car, outre son caractère inégalable et son exposition des faits réels, ce livre saint comprend de manière concluante et définitive toutes les réponses aux questions les plus embarrassantes et aux interrogations qui semèrent le plus de confusion, démontrant ainsi qu’il ne saurait être raisonnable de considérer « Vérité » que le principe qui existe en soi-même et par soi-même, celui dont dépendent toutes les autres créatures. C’est d’ailleurs ce que le Très-Haut proclame dans les versets suivants : 
« Dis [leur] : Qui vous procure de la nourriture du ciel et de la terre ? Qui détient l’ouïe et la vie ? Qui fait sortir le vivant du mort et le mort du vivant, et qui administre le tout ? Ils diront : [C’est] Dieu. Dis [leur] alors : ne le craignez-vous donc pas ? Tel est Allah, votre Seigneur. Au-delà de la Vérité, qu’y-a-t- il donc sinon l’égarement ? Comment pouvez-vous alors vous détourner [de la réalité] ». (Page 35)

B. VALEURS MORALES :  (citations)

« En réalité, l’homme est, en premier lieu, un être moral, c’est-à-dire un être responsable de ses actes et de son destin ; c’est une créature tenue de parfaire au mieux ses aptitudes et facultés. En outre, l’homme détient la capacité de distinguer le bien du mal et la vérité du mensonge ; son aptitude au discernement s’étend encore aux faits qui se déroulent autour de lui et qu’il parvient à sérier en 2 catégories : d’une part, les faits qu’il admet, de l’autre, ceux qu’il rejette. Ainsi prouve-t-il par là sa capacité à les évaluer au vu des finalités auxquelles il aspire. C’est pourquoi, poussé par le désir de se parfaire qui emplit sa conscience, tout comme l’aspiration vers la Vérité qui habite son esprit, il n’hésite guère à émettre des jugements approbatifs ou improbatifs sur les choses qu’il aperçoit ou les idées qui lui viennent à l’esprit. (Pages 17-18)
[…]
« Il est indiscutable que le concept de « Valeurs » tantôt se rétrécit, tantôt s’élargit en fonction des domaines où il est employé. C’est le cas de l’économiste, du politicien, du philosophe de la morale, de l’homme des lettres et des arts, et du théologien qui usent tous de ce vocable selon le domaine de leur spécialité. Chacun de ces spécialistes en effet a sa conception propre des valeurs qui correspond au domaine de sa pensée. […] On s’aperçoit ainsi de l’enchevêtrement et la diversité des facteurs fondant les valeurs, dont la preuve la plus manifeste reste l’évolution que connaissent les valeurs d’une époque à l’autre et d’une culture à l’autre ». (Page 19)
[…]
« Ces Valeurs revêtent à nos yeux deux caractéristiques indispensables, à savoir la nécessité d’une morale et son applicabilité à l’ensemble de l’espèce humaine. C’est ainsi qu’une Valeur comme la Vérité est aussi commune à tous les hommes que nécessaire au fondement d’une éthique humaine.[…] en termes plus explicites, les valeurs sont soit fondées sur la Foi en l’existence de Dieu, d’un ordre universel pourvu d’une finalité, ordre où se manifestent Sa Sagesse et Sa Seigneurie, et au sein duquel l’homme se voit investi d’une mission ou d’une responsabilité dont il se charge de son propre gré, soit ces valeurs sont dénuées de tout sens. A cet égard la position de l’Islam est explicite : l’homme est bel et bien investi d’une mission universelle qu’il est censé observer tout au long de sa vie. Aussi Allah, exalté soit-il, affirme-t-il : « Nous avions proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes la responsabilité (de porter les charges de faire le bien et d’éviter le mal). Ils ont refusé de la porter et en ont eu peur, alors que l’homme s’en est chargé ; car il est très injuste (envers lui-même) et très ignorant ». (Page 21)

C. SCIENCE :  (citations)

« Le dogme établi par le Coran, et fondé sur l’existence de la « Vérité » constante et absolue, ne signifie pas seulement la foi en un Dieu unique, au lieu de la croyance en des dieux multiples ou de l’incrédulité absolue. Il repose aussi sur la « connaissance » que l’on a des réalités de l’Univers et des faits du monde invisible ; un tel « savoir » devrait en principe nous guider sur la bonne voie, soit par l’usage de la raison, soit par l’adoption du comportement moral. » (Page 67)
[…]
« L’Islam expose son dogme à l’homme après l’avoir invité à contempler le Royaume des cieux et de la terre, et après que celui-ci eut déduit la vérité du système qui régit l’Univers et des lois immuables qui le gouvernent, c’est-à-dire après que la personne conviée à embrasser la foi eut pris « connaissance » des « réalités » qui l’entourent. Ensuite, une fois que l’individu eut pris conscience de ses responsabilités et des vérités auxquelles il croit, il demeure libre de décider lui-même son destin et d’adopter la conduite qu’il désire. C’est la raison pour laquelle le discours coranique se conçoit avant tout comme un appel à la réflexion et à l’acquisition de la « science », mais il faut au préalable que la « connaissance » véritable passe d’abord par l’observation, puis par la perception sensible appréhendée par la raison, pour en conclure à l’existence de ce qui n’est ni sensible, ni visible , et mobiliser ses capacités mentales pour passer du signifiant au signifié, et du perceptible au raisonnable. Dès lors, on peut affirmer qu’une religion véritable n’a de sens que si elle fournit à ses adeptes une vision globale de l’univers et des obligations qu’ils y tiennent, et ce au sein d’un ensemble ou d’un système de valeurs émanant du créateur de cet univers, qui en est le sage administrateur, autrement, toute religion serait dénuée de sens. » (Page 68)
[…]
« Ainsi le Prophète Abraham (sur lui la paix), ami rapproché de Dieu, voulait se rassurer quant au Jour du Jugement dernier et la Résurrection des morts, demanda à son Seigneur de lui révéler une vérité ou de lui faire une démonstration de sa puissance. Allah le Très-Haut dit alors : « Et quand Abraham dit : Seigneur ! Montre-moi comment tu ressuscites les morts » (Page 69) « Allah dit : Ne crois-tu pas encore ? Si, dit Abraham ; mais que mon cœur soit rassuré. Prends donc, dit Allah, quatre oiseaux, apprivoise-les (et coupes-les) puis, sur les monts séparés, mets-en un fragment, ensuite appelle-les : ils viendront à toi en toute hâte. Sache donc qu’Allah est puissant et sage. »
Le Coran cite également l’exemple de Moïse (sur lui la paix) qui, à son tour, désira voir son Seigneur. En ce sens Allah le Très-Haut dit : « Quand Moïse vient à notre rendez-vous et que son Seigneur lui eut parlé, il dit : « Ô mon Seigneur, montre-Toi à moi pour que je te voie ! Dieu dit : tu ne Me verras pas ; mais regarde le Mont : s’il tient à sa place, alors tu me verras. Mais lorsque son Seigneur se manifeste au Mont, Il le pulvérisa, et Moïse s’effondra foudroyé. Lorsqu’il fut revenu à lui, il dit : « Gloire à Toi ! A toi je me repens ;  et je suis le premier des croyants. »
C’est là un second exemple démontrant que dieu instruit ses Messagers et Prophètes au moyen de « l’Expérience » et de l’observation. Car « l’Absolu » ne peut être déterminé en un lieu, un temps et un esprit ; la raison humaine ne pouvant – à travers l’observation, l’expérience et la déduction – appréhender que les phénomènes cosmiques matériels et ceux relatifs à la vie humaine. » (Page 70)
[…]
Aussi pourrons-nous en conclure que l’Islam non seulement fit appel à l’homme pour qu’il croie à l’Unicité et, en conséquence, ait foi en un Dieu unique, mais le convia également à raffermir cette foi par un projet scientifique qui serait susceptible de le doter d’une somme de connaissances ayant trait à l’Univers qui l’entoure, aux lois de la société humaine et à l’homme lui-même, corps et âme.
Le Coran s’adressa au Prophète Mohammed (Salut et Bénédiction sur lui), lui demandant au tout début des versets révélés, au sein d’une nation d’illettrés submergés par la superstition, l’idolâtrie et les coutumes ancestrales, de lire. Allah le Très-Haut dit : « Lis, au nom de Ton Seigneur qui a crée, qui a crée l’homme d’un embryon. Lis ! Ton seigneur est le tout-Généreux, qui a appris [à l’homme] par la plume [le calame], Il a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas ».
Ces versets enjoignent de lire, amorçant ainsi le passage d’une connaissance basée sur l’oralité et la mémorisation à celle fondée sur l’écriture, ce qui suppose donc rédaction et consignation. Ce furent là autant de signes prémonitoires sur la Révélation qui sera faite au Prophète (Salut et Bénédiction sur lui) sous forme de Livre dont les Versets, récités et psalmodiés, furent révélés au fur et à mesure, pour être médités et considérés afin d’assimiler les prescriptions divines relatives tant au monde perçu qu’au monde voilé.
Par ailleurs, ces versets éclairent également l’homme sur sa création embryonnaire biologique, puis son évolution mentale et cognitive. Dieu lui apprit ainsi ce qu’il ne savait pas, l’incitant à acquérir davantage de connaissances sur lui-même et sur son milieu ambiant. » (Page 71)

D. LA FOI : (citations)

«Dans la conception Islamique, la science ne constitue pas une fin en soi ; son utilité consiste à ce que l’homme acquière des connaissances pour mieux prendre conscience de ses devoirs et de ses engagements. Aussi, la foi prend-elle la même valeur que la science, indépendamment du type et du domaine du savoir acquis. Il s’ensuit directement que notre comportement doit se conformer à la science, en particulier lorsque « la science » engage dans le chemin de la foi. » (Page 113)
[…]
« Ce que l’on entend ici par « Foi », à tous les niveaux et pour tous les thèmes qui y sont liés, à trait à deux éléments complémentaires, quoiqu’ayant chacun son propre domaine d’étude. Le premier relève entièrement du cœur, en tant que source des qualités de caractère et siège de la conscience intuitive, et consiste à donner crédit aux faits non perçus par les sens ; c’est le contenu du dogme « Âquida » ; le second, lié aux sensations et aux émotions, reconnaît que ce qu’enseignent la religion et la loi divine, constitue une vérité en soi.
L’adhésion décisive à la vérité voilée, qui n’est saisissable ni par les sens, ni par le raisonnement démonstratif, signifie que cet assentiment transcende la conviction rationnelle qui, elle, se réalise au moyen de preuves matérielles ou logique. En effet, la croyance religieuse et une chose, la conviction rationnelle en est une autre, parce que celle-ci se confine dans le domaine des sens et de l’observation, ou dans l’univers du rationnel ; tandis que la première, qui est la « Foi », est strictement liée au monde « invisible ».

Dès lors, il est légitime de se demander : quel crédit accorder à une croyance non basée sur un fond sensible ou rationnel ? Le Coran fonde son discours principalement sur cette croyance, comme le montre le verset suivant :
« Alif, Lam, Mim. C’est le Livre au sujet duquel il n’y a aucun doute, c’est un guide pour les pieux qui croient à l’invisible ».
Cette exhortation coranique nous place-t-elle alors devant le difficile choix de croire, d’avoir foi sans à-priori, ni arguments ? La foi, telle que nous la concevons, ne signifie ni la conquête d’un infini espace empreint de confusion et d’obscurité ; ni que l’ordre cosmique veuille échapper à la découverte et à l’exploration de ses mystères, ni non plus que l’on adhère de manière naïve et mythique à des croyances pour nous soustraire aux terreurs et à l’ambiguïté de l’existence. Bien au contraire, c’est un passage volontaire qui s’effectue sur des bases solides, et à la lumière des données évidentes, voire d’une lueur pénétrante qui entre dans nos cœurs du tabernacle de la « Prophètie », quand l’investigation rationnelle se retrouve elle-même perplexe devant l’équivalence des preuves entre la négation et l’affirmation ». (Pages 136-137)
[…]
« La prédication Mohammedienne, qui fut l’Ultime Message céleste, eut à affronter cette rude réalité marquée par tant de contradictions et d’enlisement dans l’associationnisme, l’idolâtrie et la bestialité. Le Coran s’adressa alors à toutes les catégories sociales, y compris ceux à qui la religion divine avait déjà été révélée, comme Les Gens du Livre, ou ceux qui se complaisaient à des croyances erronées, telles que le mazdéisme, le dahrisme et le paganisme. Il exhorta à avoir la foi en le Dieu Unique, l’Unique Seigneur de l’Univers qui n’a pas d’associés, et à croire à tous les messages divins précédents et les Livres Révélés, de même qu’à la Résurrection et la Récompense. Le Coran érigea cette croyance, à laquelle les gens furent conviés, sur trois principes :

Le premier principe enseigne qu’il faut commencer par contempler les phénomènes cosmiques, pour en appréhender le fonctionnement et les lois dans toutes leurs particularités, des plus petites aux plus grandes, débutant par la vie humaine et la nature assujettie qui l’entoure, et finissant au monde des orbites et des cieux. 
Le deuxième principe s’attache à reconnaître que l’Univers, dans toutes ses manifestations ordonnées et harmonieuses, sur la terre comme dans le ciel, et à tous les niveaux de la vie et des être vivants, ne peut s’être auto-généré ou crée sans début ni fin raisonnable. Ainsi l’ordonnance et la cohésion qui le caractérisent ne peuvent se concevoir que sur la base d’un Créateur, c’est Allah tout-puissant, principe premier de l’existence.
Le troisième principe souligne que le Message Mohammédien s’inscrit dans le contexte des Messages Divins révélés aux précédents Prophètes et Messagers (Paix sur eux) pour convaincre les gens ou les guider vers cette Vérité ; soutenus en cela par des miracles qui attestent de leur crédibilité. La Mission de Mohammed (Salut et bénédiction sur lui) ne fut donc ni une dérogation à la coutume, ni une exception à la règle de guidance divine aux êtres humains à travers les âges. » (Pages 138/139)

CONCLUSION

Que faut-il ajouter à ces belles et enrichissantes tirades ?

Tout est dit ! 

C’est un véritable traité de philosophie islamique, qui vient à point nommé remettre les pendules à l’heure, et effacer de nos mémoires ces images médiatisées à outrance, tantôt haineuses (l’Occident a vite oublié les apports philosophiques et scientifiques de l’islam qui contribuèrent à son épanouissement d’aujourd’hui, et n’a de réponse que par l’ingratitude et l’arrogance) et tantôt insoutenables (les luttes fratricides et sanguinaires auxquelles se livrent des Musulmans que l’injustice et le radicalisme ont divisé, et que certains intérêts cupides étrangers exploitent en sous-mains…)

J’ajouterais que tous les Ayatollahs, les Ben-Laden, les Ayman-Al-Zawahiri, Hassan Nasrallah,  Mollah Omar et consorts, tous les obscurantistes patentés, prêcheurs de haine et de violence (se prévalant honteusement de l’Islam) avec leur innocents et maudits gibiers que sont les Kamikazes, tout ce ramassis de gourous manipulateurs, ne sont au mieux que des égarés de Dieu (que l’Islam ne reconnaît pas dans ses rangs) et au pire des oracles diaboliques qui exercent indûment un métier au goût du jour, la contrefaçon !

Mais laissons ces diables à leurs délires, et allez maintenant vous procurer le livre : c’est une œuvre magistrale qui foisonne de réflexions et d’analyses sur des thèmes (j’en ai choisi quatre sur le tas) et les Enseignements Supérieurs et profondément Humains de l’Islam (que le Monde Musulman a tendance à oublier) et qui abordent sans réserve tous les sujets qui nous interpellent, toujours d’un esprit ouvert et d’une approche philosophique qui tire toute sa force de LA RAISON… Mais une RAISON que hélas ne partage plus ni l’Occident dit « civilisé », ni le Monde Musulman, dit «humaniste» !

C'est un dilemme qui me taraude en permanence, moi qui admire sans réserve les progrès vertigineux acquis par l'Occident, et qui observe impuissant, la désolation absolue et le manque total de perspectives rassurantes dans le Monde Musulman d'aujourd'hui, mais qui continue néanmoins à croire fermement en nos «belles Valeurs Morales»... en espérant qu'un jour le miracle se produise! Et que ces Valeurs Morales nous conduisent enfin vers le Salut...

Mais comme l'attente est longue!...

Quand-est-ce que ce Monde Musulman va-t-il se réveiller de son "coma" profond?

dimanche 7 juillet 2013

LA MASCARADE DE LA FRATERNITÉ ALGÉRIENNE

Je vous préviens : je me suis trop longtemps retenu d'exprimer mes sentiments à chaud devant les crises à répétition entre l'Algérie et le Maroc. Cette fois-ci, je suis à bout de patience : je me lâche! Tant pis pour les âmes sensibles...

En lisant l’article : Maroc-Algérie : Alger accuse Rabat d’«escalade préméditée» sur le site Yabiladi, j’ai été comme frappé d’une gifle ! Jusqu’à quand nos soi-disant «frères Algériens» vont-ils continuer à nous ridiculiser sans gêne! Je sais ! Il ne faut pas faire l'amalgame : confondre Algériens et pouvoir algérien...Mais la colère me submerge!



Je ne suis ni porte-parole ni ministre, mais un simple citoyen marocain qui observe :

L’ironie, enrobée de mépris qui caractérise cette énième déclaration de responsables Algériens sur le dossier (vieux comme le monde) de la réouverture  des frontières Maroco-Algériennes, si elle ne surprend pas par son contenu cynique (nos «frères» nous ont habitués à ce genre de cinéma pour débiles) elle indique clairement la pathologie chronique (remontant à l’indépendance du pays) dont souffrent les dirigeants de ce pays «frère», qui ne connaissent de la Fraternité que ses aspects peu avouables : la Jalousie, la Rancune, le penchant pour la Démonstration de Force et l’envie d’en découdre…
Comme si la fraternité ne voulait pas dire aussi le respect, la solidarité et la communauté d'intérêt!
Comme s’ils oublient que nous sommes passés du Moyen-âge à l’ère de la modernité et du dialogue, basée sur la sincérité et le  respect de la parole donnée : Ils nous ont promis de régler les problèmes des frontières après l'indépendance, mais c'était un leurre! Après son indépendance, le  Maroc a "offert" Oujda aux leaders de la Révolution Algérienne (comme plate-forme à leurs combats contre l'occupation française), mais dès l'indépendance acquise , nos frères ont vite retourné casaque pour nous trahir dès la première occasion!

Nous sommes au 21ème siècle bon sens ! Cent trente six ans de colonisation  française ne leur ont pas appris la Civilité due au «bon voisinage» ?

Pour ce qui concerne les campagnes médiatiques, comment osent-ils en parler, eux qui sont passés maîtres absolus en la matière, se payant le luxe de passer pour des champions de la médisance (la rente pétrolière est utilisée pour la propagande éhontée d'un régime outrageusement nourri de sa haine contre le Maroc) et ne lésinent pas d'efforts "extravagants" pour abreuver de mensonges et d’inepties les «opinions mondiales» grâce à leurs généreux dons «sonnants et trébuchants»… pour la bonne cause : mettre à genoux le Maroc !

Quant à « l’infiltration massive de drogues », laissez-moi rire ! Avez-vous entendu parler de «Karkoubi» ces psychotropes introduits par centaine de kilos au Maroc à travers les frontières algériennes ? Voici le dernier compte-rendu paru dans Le Reporter du 4 juillet 2013


Algérie-Maroc
La route du Karkoubi

Mais comment est-ce que ces psychotropes arrivent au Maroc ? Et par quel moyen ? Des centaines de kilos de ces comprimés psychotropes sont introduits par les frontières avec l'Algérie, dénoncent des sources associatives à Oujda. N'importe quel dealer, petit soit-il, sait que ces drogues arrivent à Oujda par les frontières avec l'Algérie. «Le gros de ces psychotropes provient d'Alger en empruntant la route de Maghniya avant d'arriver à Oujda. Des centaines de kilos de psychotropes transitent à dos d'âne ou à bord de voitures entre les deux rives», indiquent nos sources. «Les gros trafiquants achètent leur marchandise par sacs pleins. La petite cité de Beni Drar, à 4 km de l'Algérie, est devenue un repère de ces gros trafiquants. D'ailleurs, les gros fournisseurs seraient installés dans cette petite localité», a-t-on précisé. Pour beaucoup de trafiquants de Casablanca, c'est donc l'Algérie qui fournit son lot important de «Karkoubi». «Les mafias de «Karkoubi» arrivent à recruter de jeunes dealers et même des femmes –souvent dans l'ancienne médina- pour aller récupérer la marchandise auprès de ces fournisseurs à Beni Drar ou à Oujda et la leur rapporter. Sachant qu'à leur tour, ces fournisseurs confient cette mission de livraison à d'autres dealers recrutés à Oujda pour ne pas tomber dans les filets de la police», nous confie un ex-toxicomane de l'ancienne médina. Et notre source d'ajouter «la marchandise passe par plusieurs points (Rabat, Salé, Temara, Mohammedia, Kenitra ou encore Meknès) avant d'arriver finalement à Casablanca où elle est détaillée par d'autres dealers. «En fait, ces mafias de karkoubi s'entourent d'un réseau important de jeunes dealers qui font écouler ces produits au niveau de certaines zones de Casablanca qui sont considérées comme des plaques tournantes de ces comprimés», lance la même source. Derb Kabir est l'un des points noirs de la capitale économique où les barons de ces drogues s'adonnent à leur activité illégale. Selon une source policière, ce quartier commence depuis un certain temps à avoir l'exclusivité en matière de commercialisation. «Dans ce quartier, aussi bien les consommateurs que les dealers des autres quartiers viennent souvent s'approvisionner. Certes, de temps à autre, des «descentes» sont effectuées par la police. Mais le fléau est tellement important que le «Karkoubi» est toujours commercialisé dans ce quartier», indique la même source.


Mais dans la contrebande, il n'y a pas que le Karkoubi !

En effet, la contrebande à partir de l'Algérie ne s'arrête pas au Karkoubi. Le phénomène de la contrebande ne se limite pas seulement aux psychotropes. Il englobe également les produits alimentaires et pharmaceutiques ainsi que les hydrocarbures», déclare au Reporter une source officielle. Selon la même source, les quantités saisies en carburant sont de l'ordre de 755.000 litres en 2011 et 1.300.000 en 2012, soit une hausse de 60 %. Et cette année, durant les quatre premiers mois, les autorités marocaines ont saisi quelque 715.000 litres, soit une variation à la hausse de plus de 10 % par rapport à la même période de 2012.


On a envie de leur crier :

BALAYEZ-DEVANT VOS PORTES, BANDE D'APPRENTIS-SORCIERS !

Enfin, la paranoïa hystérique de nos «voisins indignes» qui s’exercent à nous faire peur depuis 50 ans sans parvenir à leur fin ! Et parlons-en de ce fameux Dossier de Sahara :Comment peut-on imaginer une seconde que leur démarche est empreinte de sincérité … Prenons-les aux mots : ils considèrent que la solution de ce dossier est entre les mains des Nations-Unies ? SOIT !

Alors qu'attendent-ils pour quitter définitivement les négociations engagées par les Nations-Unies entre le Maroc et le Polisario ? Ou à tout le moins leur "poigne" sur les négociateurs polisariens soumis, (sachant que s’ils ont acquis voix au chapitre, c’est grâce à la naïveté«fraternelle»du Maroc!)

Pourquoi ne pas laisser les Nations-Unis, le Maroc et le Polisario seuls en lice pour trouver enfin une solution juste et durable au conflit qui satisfait tout le monde, loin des "calculs inavouables" de la soldatesque algérienne?...

Pourquoi ne pas pousser le pseudo-Président Abdelaziz et ses sbires à faire quitter les Sahraouis le "camp de concentration" de Tindouf  pour une autre destination (qu'ils auront du mal à trouver d'ailleurs!) afin de laisser les Nations-Unies régler sans encombre et au plus vite ce conflit qui a trop duré (grâce à la «fraternelle» couverture médiatique et financière algériennes!) dans un climat serein et dans un esprit juste et impartial ? Avec à la clef, ce référendum enfin, parmi la population sahraouie (loin de l'influence nocive de l'armée algérienne et de ses affidés, les soi-disant Polisariens inféodés!)

L’avènement d’un Grand Maghreb Arabe qui peut enfin voir le jour, et corriger des injustices socio-économiques dues à l’aveuglement des politiques, n’est-il pas plus conforme à notre vœu commun de vivre en bon voisinage, avec comme dessein de relever le niveau de vie de nos concitoyens respectifs,  y compris les Sahraouis (et pas seulement les nôtres!) grâce à la Coopération, à l’Intégration économique et au Respect mutuel qui est dû à notre Histoire et Culture communes ? !

Prenez exemple sur les relations franco-allemandes d'aujourd'hui ! Voyez comment ils ont réglé leur différend : oubliés et enterrés les conflits qui ont provoqué guerres et abomination! Place à l'Amitié et la Coopération...et la mise en oeuvre d'une Communauté Economique Européenne qui allait devenir, grâce aux bienfaits récoltés, l'Union Européenne! Mais là, il s'agit de "pays civilisés" ! Nos voisins n'y sont pas encore! Pour être civilisé il faut d'abord être éduqué !!!

lundi 1 juillet 2013

EINSTEIN, LA SCIENCE ET…DIEU



LA FORMULE DE DIEU est un  roman paru la première fois en Portugais chez l’éditeur Gradiva en 2006, et traduit en Français chez Hervé Chopin en 2012 de l’auteur :
José Rodrigues dos Santos 
Journaliste, reporter de guerre, présentateur vedette de 20H au Portugal, il s’est imposé avec la Saga de Tomás Noronha, comme l’un des plus grands auteurs de romans historiques en Europe et aux États-Unis.

                                                   
Avec ce titre un rien « provocateur », le roman peut prêter à malentendu :
Qui peut prétendre « sonder l’Esprit » de Dieu ?

L’histoire de l’humanité est riche de ces illustres philosophes et savants scientifiques qui ont consacré leur vie durant à « questionner » les Mystères de la Vie, la Création de l’Univers, la Marche du Monde… et à chacune de leurs découvertes – aussi fondamentales soient elles dans la connaissance du « système » qui régit l’Univers dans son immuable mouvement – de nouvelles difficultés, voire de nouvelles énigmes surgissent de leurs recherches qui confirment à leurs yeux la Complexité de la CRÉATION !...
D’où le doute qui a toujours marqué leur relation à Dieu (en tout cas, tel que Le conçoivent les trois Religions Livresques).

Traquer la « MATIÈRE » et la soumettre à l’analyse rigoureuse des avancées de la Science pour en extraire « quelques bribes » de VÉRITÉ, et faire avancer la Recherche constituent leur MISSION prioritaire à laquelle ils se vouent corps et âme !

« La Formule de Dieu » semble être l'aboutissement inespéré de cette quête de la Vérité : par ce titre énigmatique, l’auteur nous laisse entendre que nos téméraires scientifiques ont « percé » le Mystère de Dieu, ou à tout le moins Ses « Signaux Cosmiques ».
A vrai dire, deux thrillers imaginatifs et fascinants, extrêmement  impliqués  dans l’actualité du monde (et brassant des épisodes d’Histoire contemporaine avec beaucoup de rigueur et d’à-propos) m’ont captivé à un point tel que je me sens  poussé  (par je ne sais quelle pulsion) d’en parler et de susciter chez d’autres lecteurs l’intérêt de les découvrir…

1. D’abord « Millénium », trilogie absolument inédite dans le genre thriller, écrit par le journaliste suédois Stieg Larsson, qui décrit ce côté sombre et imprévisible de l’homme : la cupidité absolue et son corollaire immédiat, la violence aveugle ! L’histoire se déroule en Suède (pourtant connue mondialement pour l’exemplarité de ses citoyens) et révèle implacablement et sans retenue certaines turpitudes de la Société Suédoise, méconnues jusque là du public.



                         
2. Et puis « La Formule de Dieu », une forme de thriller original, qui exalte quant à lui l’intelligence de l’homme qui peut le mener… jusqu’à Dieu ! c’est un roman qui mêle la Science  (dans ce qu’elle a de plus achevé : les Mystères de la Création) à une intrigue romancée teintée d’espionnage ! L’histoire se déroule conjointement au Portugal, en Iran et au Tibet, et met en scène la C.I.A., quelques scientifiques de renom et l’énigmatique Albert Einstein !

Si « Millénium » a tenté – et a réussi ! – de sonder une société « lisse » en surface, mais tourmentée et transgressive sous le « vernis », la « Formule de Dieu » va beaucoup plus loin et plus profond : les Mystères de la Création sont-ils la preuve de l’Existence de Dieu ?

Je laisse de côté « Millénium », qui est déjà paru en 2006 (Editions Actes Sud), ayant bénéficié d’une très large diffusion planétaire (traduction en plusieurs langues et représentations cinématographiques et télévisuelles) et n’a donc pas besoin de mes appréciations pour « exister » (fussent-elles magnifiées par ma passion "irrationnelle" pour la Suède). Je suggère néanmoins à ceux (peu nombreux peut-être) qui n’ont pas eu la chance de découvrir cet immense succès de librairie de se précipiter pour combler leur lacune…

Je m’intéresse plutôt à « La Formule de Dieu » qui lui, est une parution récente, d’une tout autre « atmosphère » et plonge dans un Univers hautement scientifique, voire « Divin »!
Voici en avant-goût, quelques extraits susceptibles d’émousser votre curiosité, choisis à travers des dialogues très « parlants », qui me paraissent résumer assez bien la trame du roman fleuve (575 pages !) du talentueux J.R Dos Santos.
D’abord quelques bribes de conversation à connotation politico-religieuse entre Ben Gourion et Einstein :

Pages 19, 21, 22, et 24
[…]
«
Comme vous le savez, je suis pacifiste, reprit Einstein. Il y a déjà tant de malheurs en ce monde, ce n’est pas la peine d’ en rajouter. Une telle arme procure un pouvoir redoutable et je ne sais pas si nous avons la maturité suffisante pour l’assumer.
Pourtant, c’est vous qui avez convaincu Roosevelt de développer la bombe.
C’était différent.
En quoi ?
La bombe, c’était pour combattre Hitler.
[…]
Vous savez, dans mon enfance, j’étais un garçon très religieux. Mais à 12 ans j’ai commencé à lire des livres scientifiques, ces bouquins de vulgarisation, je ne sais pas si vous connaissez…
Oui…
… et je suis arrivé à la conclusion que la plupart des histoires racontées dans la Torah n’étaient que des récits mythiques. J’ai cessé d’être croyant presque du jour au lendemain. Je me suis mis à réfléchir à la question et je me suis aperçu que l’idée d’un Dieu personnifié était quelque peu naïve, voire puérile.
[…]
Voyez-vous monsieur le Premier ministre, nous sommes l’une des millions d’espèces qui occupent la 3ème planète d’une étoile périphérique d’une galaxie moyenne comptant des milliards de millions d’étoiles, et cette galaxie elle-même n’est qu’une des milliards de millions de galaxies qui existent dans l’Univers. Comment voulez-vous que je crois en un Dieu qui se donnerait la peine, dans toute cette immensité aux proportions inimaginables, de s’intéresser à chacun de nous ?
[…]
Donc vous ne croyez pas en Dieu ?
Je ne crois pas au Dieu personnifié de la torah, non.
Vous croyez qu’il n’y a rien au-delà de la matière, c’est ça ?
Non au contraire. Il y a forcément quelque chose derrière l’énergie et la matière.
Alors vous croyez en quoi ?
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se manifeste dans l’ordre harmonieux de ce qui existe. J’admire la beauté et la logique élémentaire de l’Univers, je crois en un Dieu qui se révèle à travers cet Univers…
[…]
Professeur, pensez-vous qu’il soit possible de prouver l’existence de Dieu ?
Non, je ne le pense pas monsieur le Premier ministre. Il est impossible de prouver l’existence de Dieu, tout comme il est impossible de prouver son non-existence. Nous avons seulement la capacité de sentir le mystère, d’éprouver une sensation d’éblouissement  face au merveilleux système qui régit l’Univers.  »  

S’ensuit une cavalcade rocambolesque pour parvenir à décoder (à travers une longue série de rebondissements) « une formule » prétendument attribuée à Einstein et qui prouverait l’existence de Dieu.
 Et maintenant, un peu de romantisme distillé par le héros « malheureux » de l’intrigue (Tomás Noronha) avec la complicité d’une « instigatrice » Iranienne (Ariana) qui joue « l’intermédiaire » entre le « Bien et le Mal »
(pages 108, 109, 110)
[…]
«
Ah ! les femmes sont entrées au parlement ?
Oui, et pas seulement, vous savez ! Grâce aux réformistes, les femmes célibataires ont obtenu le droit d’aller étudier à l’étranger et l’âge légal du mariage pour les filles est passé à 9 à 13 ans. C’est à cette époque que je suis allée travailler à Ispahan, ma ville natale. Elle fit la moue. Le problème est que les conservateurs ont repris le contrôle du « Majlis » aux élections de 2004 et… je ne sais pas, nous attendons de voir ce que ça va donner. Déjà, j’ai été mutée d’Ispahan au ministère de la Science, à Téhéran.
Que faisiez-vous à Ispahan ?
Je travaillais dans une centrale.
Quel type de centrale ?
Une chose expérimentale. Peu importe.
Et on vient de vous muter à Téhéran ?
L’année dernière.
Pourquoi ?
Ariana se mit à rire
Je crois que certains hommes sont très traditionalistes et que ça les rend nerveux de travailler avec une femme.
Votre mari a dû être déçu par votre mutation, non ?
Je ne me suis pas remarié.
Alors votre petit ami.
Je n’ai pas de petit ami. Elle leva un sourcil. Mais qu’est ce-que ça veut dire ? Vous tâtez le terrain, c’est ça ? Vous cherchez à savoir  si je suis disponible ?
Le Portugais eut un éclat de rire.
Non, bien sûr que non. Il hésita. Enfin…oui.
Oui quoi ?
Oui je tâte le terrain. Oui je veux savoir si vous êtes disponible. Il se pencha en avant, les yeux brillants. Vous l’êtes ?
Ariana rougit.
Professeur, nous sommes en Iran. Il y a certains comportements qui…
Ne m’appelez pas professeur, ça me vieillit. Appelez-moi Tomás.
Je ne peux pas. Je dois sauver les apparences.
A ce point ?
Je ne peux montrer aucun signe d’intimité avec vous. En fait, je devrais vous appeler « agha » professeur.
Qu’est-ce que ça signifie ?
Monsieur le professeur.
[…]
Comme vous voudrez, soupira-t-il. Mais, dites-moi une chose. Comment les Iraniens voient-ils une femme comme vous, aussi belle, occidentalisée, divorcée, et vivant seule ?
En fait, je ne vis seule que depuis ma mutation à Téhéran. A Ispahan, je vivais avec ma famille.
Hum, murmura Tomás. Mais vous n’avez pas répondu à ma question. Comment vos compatriotes jugent-ils votre mode de vie ?
L’Iranienne inspira profondément.
Pas très bien, comme on pouvait s’y attendre. Vous savez, les femmes ici ont peu de droits. Quand la Révolution islamique a eu lieu en 1979, beaucoup de choses ont changé. Le port du « hijab » est devenu obligatoire, l’âge du mariage pour les jeunes filles a été fixé à 9 ans, et les femmes ont eu l’interdiction apparaître en public avec un homme qui n’est pas de leur famille ou de voyager sans le consentement de leur mari ou de leur père. La femme adultère est devenue passible de lapidation jusqu’à ce que mort s’en suive, y compris en cas de viol, et même le port incorrect du « hijab » encourt la peine de la bastonnade.
[…]
Vous êtes musulmane ?
Bien sûr.
Vous n’êtes pas choquée par la façon dont l’Islam traite les femmes ?
Ariana eut l’air décontenancée.
Le Prophète Mahomet a dit que les hommes et les femmes avaient des droits et des responsabilités différentes. Attention, il n’a pas dit que les uns avaient plus de droits que les autres, il a seulement dit différents. C’est la manière dont cette phrase est interprétée qui est à l’origine de tous ces problèmes.
Bien sûr que non. Mais ce que je crois n’a aucune importance. Cette société fonctionne comme elle fonctionne, et je ne peux rien faire pour changer les choses. »

S’ensuit là  encore, une escapade à rebondissements, mêlant emprisonnement, évasion, virée spirituelle et soucis familiaux qui débouchent sur la relance de la course infernale menée de front par le héros de cette intrigue haletante, le professeur Tomás Noronha, (éminent cryptologue Portugais dans le roman).

Et pour clore, voici un aperçu de la trame scientifique de cette fiction, (plus  proche de la réalité « vraie » que ne laisse deviner son titre), qui renferme à mon avis les théories et les données scientifiques les plus récentes sur l’Univers et les Éléments qui le composent, défendues par des physiciens et des mathématiciens reconnus (portées par des personnages de fiction) jamais expliquées aussi méthodiquement et aussi clairement et réunies dans un seul ouvrage présenté sous forme de roman.
La scène se passe dans l’amphithéâtre de l’université de Coimbra au Portugal, pendant un cours d’astrophysique magistral donné par le physicien Luis Rocha (professeur assistant d’un autre éminent professeur mathématicien Augusto Siza, porté disparu dans l’intrigue).

(pages : 300, 301, 302 et 303, 304, 305, 306)
[…]
«
Vous voulez dire que déjà au XIXe siècle on savait que l’univers n’était pas éternel ?
Absolument. Lorsque la deuxième loi de thermodynamique a été formulée et démontrée, les scientifiques comprirent que l’idée d’un univers éternel était incompatible avec l’existence de processus physiques irréversibles. L’univers évolue vers un état d’équilibre thermodynamique, où les zones chaudes et froides tendent à s’effacer au profit d’une température constante générale, ce qui implique une entropie totale, ou un maximum de désordre. En clair, l’univers évolue d’un ordre complet vers un désordre total. Et cette découverte entraîna l’apparition de nouveaux indices. Quelqu’un connaît-il le paradoxe d’Olbers ? Personne ne répondit. Le paradoxe d’Olbers est lié à l’obscurité du ciel. Si l’univers est infini et éternel, alors il ne peut y avoir d’obscurité la nuit, puisque le ciel doit être inondé par la lumière provenant d’un nombre infini d’étoiles. Mais l’obscurité existe, ce qui est un paradoxe. Ce paradoxe ne peut être résolu que si l’on attribue un âge à l’univers, postulant ainsi que la Terre reçoit uniquement la lumière qui a eu le temps de voyager jusqu’à elle depuis la naissance de l’univers. C’est la seule explication pour justifier le fait qu’il existe de l’obscurité la nuit.
Donc, il y a vraiment eu un point Alpha ? demanda un étudiant.
Exact. Mais il y avait un autre problème à résoudre, lié à la gravité. Les scientifiques pensaient que l’univers, étant éternel, était également statique, et c’est sur ce postulat que repose toute la physique de Newton. Newton lui-même, d’ailleurs, avait comprit que sa loi de la gravité, qui établit que toute la matière attire la matière, avait pour ultime conséquence que l’univers était amalgamé en une grande masse… Et pourtant, quand on regarde le ciel, on s’aperçoit que ce n’est pas ainsi que les choses se passent. La Matière est distribuée. Comment expliquer ce phénomène ?
N’est-ce pas Newton qui a recouru à la notion d’infini ?
Oui. Selon Newton, c’est le fait que l’univers soit infini qui empêche la matière de s’amalgamer complètement. Mais la vraie réponse a été donnée par Hubble.
Le télescope ou l’astronome ?
L’astronome, bien sûr. Dans les années vingt, Edwin Hubble confirma l’existence de galaxies au-delà de la Voie Lactée, et, après avoir mesuré le spectre de la lumière qu’elles émettaient, il aperçut que toutes s’éloignaient de nous. Mieux encore, il vérifia que plus une galaxie était loin, plus vite elle s’éloignait. C’est ainsi que l’on a compris la vraie raison pour laquelle, conformément à la loi de la gravité, toute la matière de l’univers ne s’amalgamait pas en une seule et unique masse. C’est parce que l’univers est en expansion. Le professeur s’arrêta au milieu de l’estrade et regarda son auditoire. A présent, je vous pose cette question : quelle est la conséquence de cette découverte sur le problème du point Alpha ?
C’est simple, répondit l’étudiant à lunettes, en s’agitant sur son siège. Si toute la matière de l’univers se disperse, c’est qu’elle a été rassemblée dans le passé.
Tout à fait. La découverte de l’univers en expansion implique qu’il y a eu un moment initial où tout était concentré avant d’être projeté dans toutes les directions. Du reste, les scientifiques constatèrent que cela cadrait avec la théorie de la relativité générale, dont découlait le concept d’un univers dynamique. Or, en s’appuyant sur toutes ces découvertes, un prêtre belge, nommé Georges Lemaître, avança une nouvelle idée dans les années vingt. Il se tourna vers le tableau et griffonna deux mots anglais:
                                                           Big Bang 

Le Big Bang. La grande explosion. Il regarda à nouveau les étudiants. Lemaître a suggéré que l’univers était né d’une brusque explosion initiale. L’idée était extraordinaire et résolvait d’un seul coup tous les problèmes liés au concept d’un univers éternel et statique. Le Big Bang s’accordait avec la deuxième loi de thermodynamique, solutionnait le paradoxe d’Olbers, expliquait l’actuelle configuration de l’univers soumis aux exigences de la loi de la gravité Newton et cadrait avec les théories de la relativité d’Einstein. L’univers a commencé par une grande explosion soudaine…bien que l’expression la plus appropriée ne soit pas peut-être pas explosion, mais expansion.
Et avant cette… cette explosion, qu’y avait-il alors ? demanda une étudiante avisée. Rien que le vide ?
Il n’y avait pas d’avant. L’univers a commencé avec le Big Bang.
L’étudiante eut l’air troublée.
Oui, mais … qu’y avait-il avant l’expansion ? Il fallait bien qu’il y ait quelque chose, non ?
C’est ce que je viens de vous dire, insista Luis Rocha. Il n’y avait pas d’avant. Nous ne parlons pas ici d’un espace vide qui aurait commencé à se remplir. Le Big Bang implique qu’il n’y avait aucun espace antérieur. L’espace est né avec la grande expansion soudaine, vous comprenez ? Or, les théories de la relativité établissent que l’espace et le temps sont deux faces d’une même médaille. Dès lors, la conclusion est logique. Si l’espace est né avec le Big Bang, le temps est également issu de cet événement primordial. Il n’y avait pas d’avant parce que le temps n’existait pas. Le temps commença avec l’espace, qui débuta avec la Big Bang. Demander ce qu’il y avait avant le temps, c’est comme demander ce qu’il y a au nord de pôle Nord. Ça n’a pas de sens, vous comprenez ? L’étudiante écarquilla les yeux et hocha la tête, mais il était clair que l’idée lui semblait difficile à accepter. Ce problème du moment initial est, du reste, le plus complexe de toute la théorie, ajouta le professeur, conscient de l’étrangeté de ce qu’il venait d’expliquer. On l’appelle une singularité. On pense que tout l’univers était comprimé en un point infime d’énergie et que, soudain, il y a eu une éruption, pendant laquelle a surgi la matière, l’espace, le temps et les lois de l’univers.
Mais qu’est-ce qui a provoqué cette éruption ? demanda l’étudiant à lunettes. Très attentif aux détails.
Disons que le mécanisme causal ne s’applique pas à ce point, argumenta-t-il.
 […]
Je n’ai pas d’avis à vous donner. J’essaie seulement de vous expliquer le Big Bang selon les données dont on dispose aujourd’hui. Le fait est qu’excepté ce problème de la singularité initiale, cette théorie résout les paradoxes posés par l’hypothèse de l’univers éternel. Mais il y a eu des scientifiques qui, comme certains d’entre vous, n’ont pas été satisfaits par le Big Bang et ont cherché une explication alternative. L’hypothèse la plus intéressante qu’on ait proposée est la théorie de l’univers en état permanent, reposant sur l’idée que la matière de faible entropie est en création constante. Au lieu que la matière surgisse en totalité d’une grande expansion initiale, elle apparaîtrait graduellement, par petites éruptions au fil du temps, compensant la part de matière qui meurt à son point maximum d’entropie. Si c’est le cas, l’univers peut être éternel. Cette possibilité a sérieusement été envisagée par la science, à tel point que, pendant longtemps, la théorie de l’univers en état permanent était présentée sur le même pied d’égalité que la théorie du Big Bang.
Et pourquoi n’est-ce plus le cas ?
A cause d’une prévision due à la théorie du Big Bang. En considérant cette grande expansion initiale, les scientifiques ont pensé qu’il devait exister une radiation cosmique de fond, une sorte d’écho de cette éruption primordiale de l’univers. L’existence de cet écho a été présentée en 1948 et on lui attribuait une température d’environ cinq degrés Kelvin, autrement dit, cinq degrés au-dessus du zéro absolu. Mais où diable se trouvait cet écho ? Il écarquilla les yeux et écarta les bras, dans une expression interrogative. On avait beau chercher, on ne trouvait rien. Jusqu’à ce qu’en 1965, deux astrophysiciens américains qui achevaient un travail expérimental au moyen d’une grande antenne dans le New Jersey, captent soudain un bruit de fond désagréable, comme un sifflement de cocotte minute. Ce bruit agaçant semblait venir de tous les points du ciel. Les deux chercheurs avaient beau tourner l’antenne d’un côté comme de l’autre, vers une étoile ou une galaxie, vers un espace vide ou une nébuleuse lointaine, le son persistait. Durant un an, ils ont cherché à l’éliminer. Ils ont vérifié les câbles électriques, examiné les moindres possibilités de panne, ils ont tout essayé, mais impossible de localiser la source de ce bruit insupportable. En désespoir de cause, ils ont appelé les scientifiques de l’université de Princeton, pour leur demander s’ils avaient une explication. Ils en avaient une. C’était l’écho du Big Bang.
Comment ça l’écho ? s’étonna l’étudiant à lunettes. Je croyais qu’il n’y avait pas de son dans l’espace…
L’écho est une forme d’expression, bien entendu. Ce qu’ils ont capté, c’est la plus ancienne lumière qui soit arrivée jusqu’à nous, une lumière que le temps a transformé en micro-ondes. On les appelle des radiations cosmiques de fond et les mesures thermiques indiquent qu’elles avoisinent les trois degrés Kelvin, une valeur très proche de la prévision faite en 1948. Il fit un geste rapide de la main. N’avez-vous jamais allumé la télé sur une chaîne qui n’émet pas ? Que voyez-vous ?
Un écran brouillé.
Avec du bruit. On voit des petits points sautiller et on entend un grésillement irritant. Et bien sachez qu’un pour cent de cet effet provient de cet écho. Il sourit. Donc, si un jour vous regardez la télévision et que rien ne vous intéresse, je vous suggère de chercher une chaîne sans programme et vous assisterez à la naissance de l’univers. C’est le meilleur reality-show qui soit !
Cette éruption initiale est-elle démontrable mathématiquement ?
Oui, D’ailleurs, Penrose et Hawking ont prouvé une série de théorèmes qui confirment que le Big Bang est inévitable, dès lors que la gravité parvient à être une force d’attraction dans les conditions extrêmes où s’est formé l’univers. Il indiqua d’un geste le tableau. Nous verrons ces théorèmes dans un prochain cours.
Mais pouvez-vous, s’il vous plaît, nous expliquer un peu mieux ce qui s’est passé après le Big Bang. Les étoiles se sont formées, c’est ça ?
Tout s’est passé voilà environ dix à vingt milliards d’années, probablement quinze milliards d’années. L’énergie était concentrée en un point et s’est dilatée en une gigantesque éruption. Il se tourna vers le tableau et inscrivit la célèbre équation d’Einstein.
           E  =  mc²            » 
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Pour ceux dont l’Astronomie n’est pas « la tasse de thé » je peux comprendre que ce long « discours » sur l’origine et la formation de l’Univers est quelque peu assommant, pour ne pas dire indigeste !
Je suis moi-même un fan irréductible de cette « sublime » science qui a permis à l’humanité de saisir, sans trop de peine, presque naturellement, (grâce à notre curiosité innée et notre esprit rationnel) le sens profond de « l’infiniment petit » par rapport à « l’infiniment grand ». D’où découle toute notre existence… et notre « croyance en un Maître Absolu » que nous appelons Dieu,  Omniscient, Omnipotent et néanmoins Miséricordieux !
L’Architecture de cet Univers, son infranchissable Immensité, la Perfection inégalable de son Harmonie, la Majesté par laquelle Il parvient à nos yeux à travers les télescopes géants installés un peu partout sur les « toits » de notre planète pour observer son Immuable Mouvement, donnent le vertige et démontrent bien qu’une « force surnaturelle » douée d’une Intelligence Surhumaine, régit ce Magnifique Ensemble que nous appelons Univers, dans ses moindres apparences et jusqu’à ses plus fabuleuses et infinitésimales manifestations que la science nomme  Matière, Atome, Particules, etc…

Je ne suis pas loin de penser que le Dieu tel qu’Il est personnifié dans les Livres saints ne « cadre » pas avec ce « Dieu », Celui qui Règne sur son Vaste Royaume, Serein, Bienveillant et Maître Absolu de Sa Science... Se Manifestant à nous quotidiennement à travers une série de hasards, d'événements, d’obstacles et observant l’aptitude de chacun de nous à les interpréter ou à les assimiler, (pour modifier notre comportement en conséquence, et si nous échouons, nous Accorder Sa Grâce en nous ouvrant des « voies de sortie » insoupçonnées !… Ce « Dieu-là » ne peut en aucun cas être Menaçant, Vengeur, Rancunier et Violent ! Lui qui Est si proche de ses Créatures, à qui Il a donné la Conscience (pour reconnaître le Bien et le Mal) et l’Intelligence (pour Le « sentir » et le vénérer sans crainte ni ostentation). Un Dieu en somme Clément et Impartial à l’égard tant de l’Infiniment Petit que de l’Infiniment Grand : c’est bien cela Sa Force, et c’est cela qui nous Sauve, (car notre destin est entre Ses Mains) et qui fait de nous des êtres "tourmentés" qui aspirent foncièrement à Sa Rencontre...car ce retour "aux sources" est inscrit dans nos gènes.

Mais une question intrigante taraude notre esprit : sommes-nous seuls dans cet Univers?...



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Le dialogue scientifique cité ci-dessus se situe exactement au-milieu du roman. C’est dire que la fiction, à ce stade, est loin d’avoir livré tous ses secrets tant au niveau de l’intrigue (un peu  cocasse) qu’à celui de la solution de l'énigme scientifique (soulevée au début du livre) qui est, nous le savons, la trame du roman. Je vous promets que la suite des événements à partir de là est haletante, et l’exposé scientifique sur l’astrophysique est absolument édifiant sur cette question énigmatique : « Qui est Dieu vraiment »?

Pour ceux dont l’histoire de l’Univers (et les questions relatives à sa Formation) intéresse, et qui s’interrogent si « Nous sommes Seuls ! » dans cette immensité de l’Univers, je conseille ces quelques titres (tirés de ma modeste bibliothèque) qui peuvent vous apporter quelques rudiments d’informations… ou au contraire vous lancer sur de nouvelles interrogations !
                                                          B O N N E   L E C T U R E !


1. FORMATION DE L’UNIVERS
APRES LE BIG BANG

« Le Roman du Big Bang » de Simon SINGH
Paru en 2005 Éditions JC Lattes

« Y a-t-il un grand architecte dans l’Univers ? »
De Stephen HAWKING et Leonard MLODINOV
Paru en 2011 Éditions Odile Jacob

2. LES TERRIENS ET LEUR RAPPORT A L’UNIVERS
ET LEUR VOLONTÉ DE CONQUÊTE…

« La plus belle histoire du monde » (les secrets de nos origines)
Paru en 1996 Éditions du Seuil (Collectif d’auteurs).

« Oiseaux, merveilleux oiseaux » (les dialogues du ciel et de la vie)
De Hubert REEVES. Paru en 1998 Éditions du Seuil.

« La plus belle histoire de l’homme » (comment la terre devint Humaine)
Paru en 1998 Éditions du Seuil (Collectif d’auteurs).

« Entretiens sur la fin des temps ». Paru en 1998 Éditions Fayard (Collectif d’auteurs).

« Sommes-nous seuls dans l’Univers ? ».Paru en 2000 Éditions Fayard (Collectif d’auteurs).