A L'OMBRE DE TAHA HUSSEIN

UN CITOYEN QUI S'INTERESSE A LA MARCHE DU SIECLE

vendredi 18 mars 2016

BAN KI-MOON, OU «LA GRENOUILLE QUI VEUT SE FAIRE AUSSI GROSSE QUE LE BŒUF »…



Loin de moi l’idée de vouloir moquer la personnalité du Secrétaire Général de l’ONU, ni de vouloir sous-estimer sa fonction de médiateur dans les conflits qui agitent la planète…Il n’empêche : la récente « sortie » de Mr Ban Ki-Moon dans le dossier sensible (oh! Combien!) du Sahara, a fait l'effet d'un coup de massue sur la tête de certains, et a provoqué une attitude hilarante, voire grotesque dans leur réaction chez d'autres, mais n'a fait qu'aggraver la tension autour de ce conflit déjà plombé par tant d'année de blocage systématique de la part des autorités algériennes... La légèreté et le manque de neutralité dont il a fait montre lors de son premier voyage au Maghreb, surprennent par leur incohérence… Et du coup, l’on est porté à croire que le sieur Ban Ki-Moon, sous son apparence placide, et sa silhouette fluette, est un machiavel qui cache son jeu…Et dans ses moments d’égarement insensé, il peut faire mal…très mal, telle « une grenouille qui veut se faire aussi grosse le bœuf » ! Pour bien se faire entendre…

QUEL GÂCHIS !

Faire un signe V (comme victoire) à sa descente d’avion  à Alger, et parler « d’occupation » en désignant la présence du Maroc au Sahara…ce n’est plus un Secrétaire Général de l’ONU qui vient chercher un « compromis » entre des belligérants mais bel et bien une sosie de Mohammed Abdelaziz qui parade devant ses « protecteurs »…ravi d’un tel ralliement !

Est-ce un comportement digne d’un Secrétaire Général de l’ONU, soucieux d’équilibre et d’impartialité dans le traitement d’un conflit que d’aucuns qualifient de très « complexe » ?

Voilà un Haut fonctionnaire de l’ONU, à la fin de son dernier mandat au sein de l’Organisation, en qui le Conseil de Sécurité a placé sa pleine confiance  pour jouer le rôle de médiateur neutre mais perspicace, chaque fois qu’un conflit éclate entre deux pays membres de l’Organisation, pour les conduire vers une solution pacifique de leur différend, et qui, en l’occurrence, a pu suivre, voire superviser le long processus de négociations (durant ses deux mandats de Secrétaire Général de l’ONU) entre le Maroc et le Polisario, pour trouver une solution satisfaisante pour les deux parties, et qui n’a rien trouvé  de mieux, pour sortir de l’impasse où se trouve « enlisé ce dossier » que d’attiser d’une manière arbitraire les tensions existantes et provoquer la colère, voire la révolte par ses prises de positions et ses déclarations irresponsables et partisanes…loin, très loin du rôle objectif et mesuré que l’on attendait de ses interventions.

N’ayant pas d’antécédents aussi flagrants dans son comportement durant ses deux mandats, la première question qui vient à l’esprit est : quelle mouche l’a piqué pour agir de la sorte ? A-t-il une « dent » contre le Maroc ? Si oui, pourquoi ce parti pris intolérable de la part d’un si Haut fonctionnaire de l’Organisation des Nations Unies à l’égard d’un membre « actif » de l’Organisation ? A-t-il le droit d'exprimer des jugements personnels sur un conflit "grossi" par tant de rivalité et d'arrières pensées hégémoniques de l'une des parties "intruse" illégitimement dans le conflit ?

Il est totalement impensable que le Secrétaire Général de l’ONU, qui a supervisé le long parcours du processus des négociations entre le Maroc et le Polisario, ne soit pas au courant des concessions majeures faites par le Maroc aux séparatistes, sans que ceux-ci aient daigné, en retour, en présenter une seule durant plus de 30 ans de négociations ! 

Qui aurait dû subir le courroux de Mr Ban Ki-Moon, pour leur intransigeance ?

Or, deux concessions phares illustrent la position plus qu’honorable du Maroc :

1-Accepter le principe d’un référendum basé sur un recensement des sahraouis authentiques, ceux pris en otages dans les camps de Tindouf par l’Algérie et naturellement ceux résidents dans les provinces sahariennes « récupérées » par le Maroc, le tout sous l’égide de l’ONU.

Mais, devant le spectre des difficultés inextricables qui pourraient  survenir à l’exécution de ce référendum (l’impossibilité de définir avec objectivité le statut de sahraoui parmi les populations concernées) le Conseil de Sécurité a fait « marche arrière » et préféré substituer au référendum « une solution juste, durable et mutuellement acceptable » par des négociations.

2- Au terme d’un marathon épuisant de négociations avec le Polisario, le Maroc consentit finalement ce que l’on peut appeler un sacrifice majeur : accorder aux sahraouis « l’Autonomie élargie sous souveraineté marocaine » : 

Que le Conseil de Sécurité a jugée « réaliste, crédible et digne d’intérêt »…


Comment Mr Ban Ki-Moon, venant au Maghreb se rendre compte sur le terrain pour la première fois, avec de tels éléments tangibles à l’esprit, résultats des négociations entre les « parties » qu’il a parrainées, ayant débouché sur des concessions majeures marocaines, lesquelles ont donné lieu aux appréciations exprimées par les membres du Conseil de Sécurité, comment peut-il commettre de telles bourdes diplomatiques, politiques et juridiques :

En allant rencontrer les représentants du Polisario à Bir Lahlou, localité considérée comme « capitale » de la pseudo R.A.S.D (dépendant du Sahara) occupée par les séparatistes, sous une tente portant drapeau de la R.A.S.D (qui n’est ni membre de l’ONU ni reconnue par elle !), prenant la liberté d’exprimer des allégations (fruits de ses propres élucubrations), faisant fi de la dernière concession marocaine sur « l’autonomie », et au mépris des appréciations favorables qu’elle a recueillies par les Membres du Conseil de Sécurité ???…

Ou bien Mr Ban Ki-Moon était « inconscient » ou « sous influence », auquel cas il doit présenter ses excuses à l’Etat Marocain, membre « agissant et actif » au sein de l’Organisation, (qui méritait au contraire du respect dû à la participation active des "casques bleus" marocains au maintien de la paix dans différents pays en guère, sous l'égide de l'ONU). Ou bien il a agi délibérément contre l’avis du Conseil de Sécurité qui l’a mandaté, et c’est plus grave, car ce faisant, il n’est plus digne de crédibilité et de confiance dont il était crédité…et donc il doit s’acheminer vers la voie de sortie, c'est-à-dire LA DEMISSION !

Mais un autre aspect aggravant de la personnalité trouble de Ban Ki-Moon dans ses rapports avec le Maroc, que voici, et qui ne date pas d’aujourd’hui :

Lorsque le Maroc avait émis des réserves fermes sur le choix de Christopher Ross comme émissaire de l’ONU au Sahara (parce qu’il venait de quitter son poste d’ambassadeur des Etats-Unis à Alger !), il « bénéficia » d’une fin de non-recevoir catégorique de la part du Secrétaire Gl De l’ONU ! (Naturellement sous pression du Département d'Etat). Bon prince, le Maroc accepta la sentence, mais dut accompagner  l’émissaire dans ses multiples tergiversations d’une farouche intention de débusquer toutes manœuvres partisanes de sa part…Mal lui en a pris : aucune des objections marocaines sur les « partis-pris » constatés dans les recommandations de Mr Ross ne fut prise en considération.  




Mais quand le précédant émissaire néerlandais Peter van Walsum au Sahara avait émis un jugement pertinemment juridique (basé sur «l’accord tripartite de Madrid» d’une part et la jurisprudence traditionnelle de « la Beyâ » des tribus sahraouis d’autre part) l’Algérie et le Polisario crièrent au « dérapage manifeste » et à la « partialité  déplacée » de van Walsun… qui fut rapidement écarté de « sa mission » ! Sans autre forme de procès !



Ce qui prouve bien que Mr Ban Ki-Moon ne porte pas le Maroc en « grande estime ». Et qui illustre tout autant le bien fondé des positions marocaines quant au manque d’objectivité dans les décisions du Secrétaire Gl de l’ONU.

Maintenant, que signifie ce passage obligé de Mr Ban Ki-Moon à Alger ?

De deux choses l’une : ou bien le « dossier du Sahara » ne concerne exclusivement que le Maroc et le Polisario (avec la présence facultative de la Mauritanie, impliquée depuis le début du conflit pour les raisons que l’on sait), et alors, toutes les rencontres des émissaires de l’ONU avec les parties concernées par les négociations, auraient dû se tenir en un lieu neutre, pourquoi pas Genève, reconnu mondialement comme centre approprié pour les négociations internationales… dans le but d’assurer à ces négociations toutes les conditions d’objectivité requises. Ce qui aurait évité la répétition des crises et le rebondissement des tensions à chacune des visites des émissaires de l’ONU dans la région. (Quant au Polisario, pas de soucis, il est « richement doté » par l’Algérie pour pouvoir faire face aux frais de déplacement…).

Ou bien l’Algérie est partie prenante dans le processus des négociations, et alors on est en droit de se demander : qui lui a octroyé ce droit ? Si c’est l’ONU, sur quels critères d’appréciation a-t-elle basé cette iconoclaste décision, étant donné que les autorités algériennes ont affirmé dès le début, haut et fort, la négation de toutes prétentions territoriales sur le Sahara Occidental. Par contre si, gagnée tardivement par la cupidité (de providentielles ressources minières à exploiter…) ou tout simplement aiguillonnée par une tendance hégémonique lancinante qu’elle a du mal à dissimuler, l’Algérie s’offre délibérément le « beau rôle » d’intrigante et d’arbitre mal intentionné qui empêcherait toute « entente » entre les « parties », qui ne prendrait pas en compte ses intérêts dans la région ; et là encore une question se pose : qui lui permet d’user et d’abuser de ce droit usurpé, sans aucune sentence des instances internationales ?

Qui laissent faire…

Dans ces conditions, on n’est pas loin d’imaginer des complicités extérieures au conflit, pourquoi pas en Afrique ou en Europe, grassement récompensées par des transferts de fonds, provenant de la manne pétrolière et gazière algérienne…
 

Voilà donc où on en est arrivé lamentablement : ce qui devrait être un cycle de négociations fécondes, débouchant sur un accord « gagnant-gagnant » qui ouvrirait enfin la voie à une intégration économique globale, permettant la création d’un Grand marché Commun Maghrébin, est devenu, par l’entêtement de l’Algérie dans sa hargne contre le Maroc, un « panier de crabes » où les magouilles et les intérêts égoïstes l’ont emporté sur le droit et la raison, et ont débouché sur un scandale sans précédent dans les annales de l’ONU, où un Secrétaire Général en fin de mandat, s’est livré à un spectacle peu digne de sa fonction, et « à l’insu de son plein gré », nous a poussé à nous interroger : 

le moment n’est-il pas venu pour l’Organisation des Nations Unies de songer à modifier les critères de sélection pour désigner son nouveau Secrétaire Général, qui soit plus impliqué et apte, de part ses compétences intrinsèques de diplomate chevronné, et ses qualités innées de négociateur avisé et impartial, à affronter les crises et à surmonter les épreuves, qui sont devenues le pain quotidien de l'Organisation mastodonte des Nations-unies...Aujourd'hui plus acculée à subir la multiplicité et la complexité des conflits qui affectent le monde, sans pouvoir leur trouver une issue qui se conformerait enfin aux ambitions affichées de l'Organisation qui sont l'Entente, la Paix et la Sécurité dans le monde !...

jeudi 15 octobre 2015

LA BROUILLE MAROCO-SUÉDOISE EST LE FRUIT D’UNE IMPARDONNABLE MÉPRISE DE NOS DEUX GOUVERNEMENTS SUR « LE FOND DU DOSSIER SAHARIEN »




Avant tout développement sur cette affaire, commençons par reconnaître une évidence : la Suède est une monarchie constitutionnelle, une démocratie authentique, un État de Droit et de Liberté d’opinions.

S’il subsiste un quelconque doute dans l’esprit de quelque « individu mal informé », Wikipedia  se charge de mettre les pendules à l'heure : « l’indice de démocratie de The Economist (pdf) a désigné en 2008 la Suède comme étant le pays le plus démocratique au monde, avec  un indice de 9,80 sur 10 ! En plus, le 31 décembre 2010 la Suède reçoit le Prix de l’Excellence 2010 : pays le mieux réputé ».

J’ajoute personnellement que cette réputation n’est pas le fait du hasard, mais l’aboutissement d’une politique de longue haleine menée par les socio-démocrates  suédois depuis 1917, pour hisser leur pays au niveau de l’excellence en matière de politique sociale, économique, culturelle et diplomatique…Ce qui positionne la Suède sur le plan international comme un pays « non aligné » en temps de paix, et « neutre » en temps de guerre.

VOLVO, IKEA, ERICSSON et ZLATAN IBRAHIMOVIC restent chez nous les symboles éclatants de cette belle réussite suédoise parmi tant d’autres icônes du savoir-faire suédois connus mondialement…

Où se situe le Maroc dans tout cela ?

Le Maroc est une monarchie absolue, partiellement constitutionnelle et médiocrement parlementaire…Toutefois, à l’instar de la Suède, son histoire est plus que millénaire, et a connu un passé glorieux, et des faits d’armes diplomatiques impressionnants (en leur temps). Le fait n’est pas anodin mais il y a plus de deux siècles et demi le Maroc fut le premier pays à avoir reconnu l’indépendance des États-Unis d’Amérique, et ce même Maroc a célébré il n’y a pas très longtemps les 200 ans de relations diplomatiques avec cette même Suède !

Alors pourquoi ces maladresses qui ont provoqué ce tintamarre des deux côtés ?
  
Il y a le fait que le Maroc mène un processus de négociations sur le dossier dit du "Sahara occidental", avec les séparatistes du Polisario, sous l’égide des Nations Unis, depuis plus de 30 ans…Avec ce sentiment unanimement partagé que, dans « cette mascarade »  nous sommes victimes d’un marché de dupes !!!

A cela plusieurs raisons (et pour faire court) :

1/  La sentence du Tribunal International de Justice à La Haye a reconnu au Maroc la légitimité de l’allégeance de tribus sahraouies aux régimes monarchiques marocains qui se sont succédés sur trône alaouite.



2/  La Marche Verte engagée alors par le défunt roi Hassan II en réponse au verdict (mitigé dirons-nous) de la Haye, a ouvert la voie à des négociations précipitées (le général Franco était mourant !) lesquelles ont débouché sur un accord connu sous le nom « d’accord tripartite » entre le Maroc, l’Espagne et la Mauritanie, conclu à Madrid.

3/  A ce stade du processus de résolution du « dossier » entre les 3 pays concernés, pourquoi diable l’Algérie s’est-elle immiscée dans cette affaire ? Mieux, pourquoi le Maroc et la Mauritanie ont-il laissé faire ???

 4/  L’accueil intentionnel (par l'Algérie) et leur concentration (des Sahraouis dissidents) à Tindouf suffit-il à propulser cet ennemi juré du Maroc au rang de partie prenante du "dossier"? Tindouf n'est-il pas par ailleurs un territoire litigieux entre nos deux pays (annexé par la France à l'Algérie pendant la colonisation) ? N'y a t-il pas là déjà une première intention manœuvrière de l'Algérie de s'introduire dans un "conflit", tout en donnant l'impression de "regarder ailleurs" ? 

5/  Pourquoi les Nations-Unis et avec elles les puissances coloniales (qui ont occupé le Maroc et par conséquent détiennent des preuves sur le bien-fondé des positions marocaines) ont-ils "fermé les yeux" sur ces manigances algériennes, et de fait sont devenues complices à la plus grossière manipulation de l'histoire, érigée par un pays qui se dit hypocritement non concerné par un conflit qu'il a créé de toutes pièces contre un Etat voisin?  

6/  Le résultat de cette immixtion diabolique est tout naturellement la remise en cause de « l’accord tripartite »; le recours forcé au référendum (sous pression de nos alliés); l’impossibilité de procéder au recensement des populations sahraouies (à Tindouf  ou au Sahara) pour effectuer ce maudit référendum (qui sombra d'ailleurs dans les oubliettes!); la mise en scène flamboyante d'un Polisario brandi par l’Algérie au plan africain et international (moyennant  des budgets mirobolants gracieusement mis à disposition de ces satanés dissidents) et enfin le blocage qui en est résulté à ce jour.

Existe t-il un machiavélisme plus cinglant que celui-ci, dont les conséquences perdurent encore, depuis plus de 35 ans déjà ...? 

Avec ce constat affligeant : une crise sciemment "aiguisée" et tendue comme une épée de Damoclès sur le Maroc, une opinion internationale sous influence, un Conseil de Sécurité indécis et une Algérie qui jubile (dans son coin), en savourant ostensiblement les succès infâmes de ses machinations, ayant réussi à semer le doute dans un "dossier" (ayant déjà été "fermé" grâce à un accord consensuel entre les parties concernées), et faisant d'elle (comble d'ironie) un "arbitre" incontournable dans le "conflit" !

7/  Et pendant ce temps-là, la réaction de la diplomatie marocaine  était « de se coucher sur ses deux oreilles » pendant 35 ans (le début des pourparlers avec le Polisario), laissant libre cours à l’Algérie et à ses « obligés marionnettes» d’occuper confortablement le « terrain » par leurs manigances interposées. En nous contentant du soutien »mou » de nos amis américains et celui plus ou moins formel de nos « protecteurs » français…

Quels sont les points forts de notre cause ?

1/  Notre principal argument reste « l’accord tripartite » signé entre les 3 pays concernés par le conflit. Accord qui plus est, était validé par le Parlement espagnol. Le Maroc n’aurait jamais dû abandonner cette carte maîtresse entre ses mains. Il aurait dû continuer à l’imposer inlassablement dans toutes les instances internationales où ce « dossier » est exposé (Conseil de Sécurité, Nations-Unis et Union Africaine).

3/Naturellement, certains objecteront que cet "arrangement" ne respecte pas l'énoncé de la charte des Nations-Unis sur les principes établis, relatifs à la décolonisation...Mais où, dans ce traité, est-il proclamé que tout accord entre "parties concernées", basé sur un consensus qui agrée mutuellement les "parties" serait non conforme à la légalité internationale, et par conséquent caduc ?! 

4/  L’allégeance reconnue de tribus sahraouies aux monarques marocains demeure quant à elle un point fort par rapport au « droit coutumier » marocain, pratiqué et entériné par 450 ans d'histoire, depuis l’avènement de la dynastie alaouite...Et c’est grâce à ces allégeances "subsahariennes" ( très fréquentes dans le temps et répandues dans l'espace...) que le Maroc a vu ses territoires s’étendre au loin pour en faire un « Empire Chérifien », (appellation chère à la puissance coloniale française). 
  
5/  Le dossier « Sahara » n’aurait pas existé si le Maroc était soumis à une seule puissance coloniale, comme l’Algérie, la Tunisie et la Libye qui ont recouvré à leur indépendance, la totalité de leur « territoire colonisé » d’une seule traite. Pour le Maroc qui connut 3 zones d’occupation coloniale, il fallait négocier sa libération « pied à pied « avec différentes puissances coloniales : la France au centre, l’Espagne au sud et au nord, et les 7 puissances européennes (dont la Suède !) à Tanger (qui jouissait d’un Statut International) ! 

6/  Quand on observe la carte du Maghreb, chacun des pays nord-africains bénéficie de son Sahara intégral. Pourquoi vouloir amputer le Maroc seul de son Sahara ? N’y a-t-il pas là la preuve d’une anomalie que le Maroc a eu "l’outrecuidante" légitimite de corriger ?

7/  Les principaux dirigeants du Polisario sont marocains de naissance…Les membres de leur famille vivent encore dans le Maroc reconnu universellement! Quel rapport ont-ils donc avec le Sahara ? Sont-ils vraiment représentatifs du Polisario ?

8/  L’Algérie a tôt déclaré qu’elle n’était pas concernée par ce conflit (manigancé par elle pourtant). Les Nation-Unis connaissent cette déclaration de l’Algérie, et à travers son intense fébrilité dans les couloirs onusiens à vouloir convertir tout le monde à sa thèse machiavélique sur ce Sahara (qu’elle convoite naturellement et sans gêne), pourquoi le Secrétaire Général des N.U ne lui intime t-il pas l’ordre de se conformer à sa déclaration initiale et laisser les Nations-Unis seuls intervenants sur ce « dossier » ? 

9/  Pourquoi l’Algérie bénéficie-t-elle du privilège (sur la scène internationale) de jouer le rôle du juge et partie à la fois, dans « cette affaire » qui ne la regarde point ?

10/  L'Algérie a-t-elle le droit de prôner le respect de l'autodétermination des peuples (quand il s'agit des autres) et d'oublier de l'appliquer à elle-même quand il s'agit du peuple de la Kabylie?...

En un mot comme en dix, pourquoi les thèses algériennes paraissent-elles plausibles au monde extérieur (alors qu’elles sont mensongères !) par opposition à celles du Maroc (qui semblent moins convaincantes !) alors que ses arguments sont plus crédibles?

Parlons-nous tous le même langage au Maroc, pour susciter à ce point l'incrédulité de nos détracteurs?

A ce niveau de développement, trois remarques me viennent à l’esprit : 

A- En 1982 deux pays scandinaves ont été les premiers à reconnaître le Mouvement de Polisario en Europe: la Norvège et la Suède ! (j’étais sur les lieux en ce temps, de par mes fonctions). Qu’a fait le Maroc depuis ce temps-là (35 ans déjà!) pour neutraliser l’influence nocive des « séparatistes » (s'amplifiant avec le temps) sur notre cause nationale ? Quelle était sa stratégie diplomatique face à cette méconnaissance flagrante du « dossier saharien » par ces deux « représentants farouches « de la démocratie nordique » ?

B- les ONG scandinaves, c’est archi-connu, sont très actives en matière de lobbying et sensibles à tout ce qui touche aux principes fondamentaux des Droits de l’Homme et de l’autodétermination des peuples (nous savons que ce sont des thèmes favoris dans les allégations de nos détracteurs algériens auprès de ces pays). Ces ONG ont beaucoup d’influence auprès des médias et dans les débats parlementaires. On se souvient qu’en 2012, ils ont su, par leur pugnacité, mobiliser des sympathisants à leurs thèses au sein du Parlement européen pour boycotter l’accord de pèche entre le Maroc et l’Union Européenne…
Mais grâce à la vigilance de l’Espagne (principal intéressé) et de la France (plus quelques pays amis) l’accord est passé finalement!

C- Depuis cette date environ, et dans un "sursaut de génie diplomatique" rarement observé chez le gouvernement Benkirane, celui-ci rappelle notre ambassadeur à Stockholm pour le nommer comme Gouverneur à Laâyoune !

Connaissant les affinités plus que probables de ces démocraties nordiques  aux thèses « ennemies », pourquoi avons-nous choisi ce moment précis pour procéder à des "déplacements" de diplomates, et pire, comment diable a-t-on laissé vacant ce poste névralgique d’entre tous (à cause des partis pris exprimés sans ambages au sein de la classe politique suédoise)?

Au moment où ce « dossier » connaît un tournant capital dans la recherche d’un dénouement enfin favorable à nos thèses, grâce à la discussion engagée autour de la proposition de « l’autonomie régionale » avancée par le Maroc, ne fallait-il pas d'abord exhorter nos diplomates en place à se mobiliser avec toute l'énergie nécessaire pour accorder un traitement prioritaire au "projet de l'Autonomie Régionale" qui, habilement exposée et argumentée au gouvernement suédois, aurait eu l’opportunité de modifier sa position sur ce dossier, si mal géré par un Maroc qui, soit dit en passant, reste le seul à avancer des propositions crédibles dans ce conflit ?

Venons-en maintenant à la position suédoise dans cette brouille mémorable entre nos deux pays : 


  • D’abord, où est cette « belle neutralité » suédoise qu'il fallait mettre en exergue dès le départ et sans hésitation en réponse aux allégations des parties engagées dans ce « conflit » contre le Maroc (Algérie et Polisario), sachant que « le dossier est traité » par l’instance la plus appropriée dans le règlement des conflits que sont les Nation-Unis ?
  • La Suède a-t-elle pris l’initiative, après avoir écouté les « élucubrations » algéro-polisariènnes , et avant de tirer une quelconque décision sur leur bien-fondé, d’écouter toutes les parties concernées par ce « dossier » dont le Maroc et la Mauritanie?
  • La reconnaissance par des pays tiers d’un État (selon le traité des Nations Unis) est basé strictement sur la présence d’un territoire aux frontières déterminées, occupé par une population reconnue et "géré" (représenté) par un Mouvement (à défaut d'un gouvernement…) notions justement absentes dans le « dossier du Sahara », puisque le « territoire » est Tindouf  (en Algérie!); « le peuple sahraoui » est écartelé entre deux pays aux frontières litigieuses, et le gouvernement est représenté par un mouvement révolutionnaire du nom de Polisario, parrainé par l'armée algérienne (et dont la majorité des membres est marocaine de naissance !) et dont le budget de fonctionnement est "copieusement couvert" par notre "généreuse" et manœuvrière Algérie...
  • La Suède est à ce point « aveuglée » par l’influence algérienne (elle dont la diplomatie se targue d’être pragmatique) pour ne pas voir clairement les manigances de ce pays, qui intervient dans un dossier qui ne le regarde pas, qui « crée » des crises et manipule à sa guise les gouvernements de sensibilité socialiste, à seule fin de mettre « à genoux » le Maroc, parce que (l’Algérie) est maladivement rancunière depuis sa défaite dans la « légendaire guerre des sables » qui l’opposait naguère au Maroc ?           
  • Sans oublier sa volonté de vouloir trouver un raccourci pour ses exportations de pétrole et de gaz à travers la façade atlantique (marocaine) qui lui échappe inexorablement aussi longtemps que le Sahara demeurera marocain!
  • En outre, ne voit-elle pas cette Suède que la création de la RASD est un danger palpable pour la sécurité et la paix dans cette région du monde, suffisamment infectée déjà par des groupuscules de « djihadistes » qui pullulent depuis les confins du Sahara algérien jusqu’à la Libye? 
La sagesse suédoise voudrait qu’elle prenne le temps de réfléchir en regardant et analysant sereinement la situation présente dans les deux pays : 
  
L’Algérie certes est très riche de ses énormes ressources pétrolières et gazières…qui semblent, depuis cinquante ans d’exploitation, arriver peu à peu à saturation…Où sont allés les énormes revenus récoltés de cette manne ? L’analyse froide et objective révèle que la majorité de ces revenus sont allés à l’achat des armements lourds et sophistiqués de la Russie (contre qui l’Algérie est-elle en guerre ?), au financement outrancier de la propagande polisarienne à travers le monde, et bien entendu dans les poches des dignitaires d’un régime moribond, au sommet duquel le Président Bouteflika apparaît comme une momie vivante, sous le contrôle de généraux  issus du FLN, tous corrompus et assoiffés de pouvoir. Leur système d’économie étatique pratiqué aveuglément depuis l’indépendance a révélé ses limites, puisque des pans entiers de la population ne vit que grâce aux subventions de l’Etat, et le chômage frappe la majorité d’une jeunesse abandonnée à elle-même…

En face il y a ce Maroc : une monarchie au pouvoir semi-absolu…corrompu jusqu’à un certain niveau, représentée par un monarque jeune, n’hésitant pas à mettre en valeur une fibre humanitaire qu’il n’a pas besoin de forcer,  engagé dans des projets d’investissement importants à caractère socio-économiques bénéficiant à toutes les régions du pays…entouré d’une élite sortie des grandes écoles européennes (impliquée pour certains dans un business florissant), régnant sur un pays à économie libérale, ayant promulgué un statut en progrès notable sur les conditions de la femme au Maroc…et cerise sur le gâteau, ayant aussi permis à la nation de disposer d’une constitution relativement améliorée, susceptible d’évoluer avec le temps vers de grandes réformes de notre système de gouvernance…

Et ce Maroc-là n’est pas à prendre à la légère ! 

En comparant, lequel des deux pays est porteur d’avenir ? Pour qui la Suède aurait pu avoir plus d’écoute et de compréhension ?

Et finalement qui profite de cette malencontreuse crise survenue sur « un dossier » très sensible (concernant une région du monde très compliquée), entre deux pays (Maroc/Suède) qui ont beaucoup à apprendre l'un de l'autre, que deux cents ans d’histoire diplomatique ne semblent malheureusement pas avoir permis de les mettre à l'abri de tensions "fabriquées" qui ne répondent aucunement aux intérêts communs des deux pays, et dont il faut maintenant "restaurer le contenu" en le débarrassant de toute influence parasitaire...

Les maigres échanges commerciaux qui caractérisent la balance commerciale des deux pays demeurent assez faibles au regard des potentialités réelles existantes et qui ne demandent qu'à se hisser au niveau des capacités et volonté des deux Etats, tous deux favorables à leur extension, dans un climat de respect mutuel et de sérénité retrouvée...

Et diable ! Ce n’est pas l’Algérie ou le Polisario qui pourrait entraver notre volonté commune à aller de l’avant… VIVE LA SUÈDE ! Et VIVE LE MAROC !

La Suède en chiffresSCB Logotyp

lundi 11 août 2014

ENRICO MACIAS, GENTIL MANIPULATEUR!

  Gaza | Enrico Macias : « Israël ne peut pas se permettre de perdre une bataille »


Issu d’une famille juive d’Algérie, Enrico Macias suit de très près la situation au Proche-Orient. Ambassadeur de la Paix pour l’ONU, l’artiste français s’est exprimé pour la première fois sur le conflit entre Israël et le Hamas, une bataille qu’ »Israël ne peut pas se permettre de perdre », a-t-il affirmé au Parisien.
« Israël ne peut pas se permettre de perdre une bataille, car c’est son existence même qui est en jeu. », a estimé le chanteur et acteur français.
L’artiste s’est dit « malheureux » du sort des civils palestiniens « pris en otage non seulement par l’armée israélienne et ses représailles, mais surtout par les Palestiniens eux-mêmes et le Hamas qui les enferme dans les écoles, des hôpitaux ».
« Des enfants sont pris en otage et ça c’est dégueulasse. Les victimes qu’elles soient israéliennes ou palestiniennes, ça me fait mal au cœur. », a dénoncé l’auteur de Malheur à celui qui blesse un enfant.
« Le peuple palestinien, quand il ouvrira les yeux dégagera ces gens du Hamas pour qu’ils puissent avoir une vie plus facile. À partir du moment où des gens veulent diriger un pays, il ne faut pas que ce soit par des terroristes. », a poursuivi l’ami de longue date d’Israël.
Faouzi Ahmed – © Le Monde Juif .info



MA  REPONSE  A ENRICO  MACIAS,  CHANTEUR  FRANCO-ISRAELIEN :


J’ai lu ton « opinion » sur les événements de GAZA, Enrico, et j’ai eu un  haut-le-cœur ! Finalement tu apparais dans ton vrai jour…

Tout en étant juif, cela ne t’empêche pas d’ouvrir les yeux et de voir les faits tels qu’ils sont, que d’autres juifs plus observateurs et moins impliqués que toi (chanteur pour la Paix de l’ONU !) constatent et dénoncent en bons citoyens juifs-israélites…Qui plus est, vivant en Israël !

La critique fait partie de la démocratie, et si, comme juif, tu ne peux pas critiquer les « agissements démentiels » d’Israël, alors où se trouvent ton objectivité ? Ta liberté de penser ? Ton « penchant » pour la Paix ?

Tu sembles « flotter ridiculeusement » dans ton « costume Onusien »…

L’Etat d’Israël refuse la Paix, ignore le Droit International et les Résolutions de l’ONU relatives au conflit qui l’oppose aux Palestiniens, voici plus de 60 ans ! (Ce que tu feins d’ignorer, à moins que tu ne sois nourri par la propagande sioniste). Il assiège une communauté entière, soumise à embargo et, coupée du monde, celle-ci n’a d’autre alternative que de lutter (avec des moyens artisanaux, face à la mastodonte armée Tsahal !)  pour retrouver sa Liberté…

Et quand cette communauté se révolte et oppose une résistance désespérée contre l’occupation et l’humiliation dont elle est l’objet de la part d’une puissance militaire, coloniale et arrogante, elle subit le feu d’une guerre aveugle !

Et tu as le culot (en tant que chanteur pour la Paix de l’ONU !) de considérer que le « groupe de résistants » qui tente de redonner une forme de dignité humaine à une population massacrée avec préméditation,  tient en otages ses propres concitoyens !

Exactement comme l’a dit et mille fois répété le fsciste aveuglé de haine, qui applique implacablement la "sinistre théorie nazie" contre les Palestiniens (dont il nie avec la plus ferme détermination, leur droit à l’existence !) le ci-devant nommé Benyamin Netanyahou ! Tu feins d'ignorer que le mouvement du terrorisme est né avec ses initiateurs juifs, Stern et Irgoun en Palestine, sous mandat britannique! Et que l'Etat d'Israël n'a vu le jour que grâce à leurs multiples assassinats...(inscrits dans l'histoire de cette Terre spoliée) ayant précipité le départ "honteux" des Britanniques! Et cerise sur le gâteau, ces mêmes terroristes ont dirigé le premier gouvernement de l'Etat d'Israël naissant!

Et tu t'inquiètes de voir le peuple Palestinien être dirigé par des terroristes!!! Voyant, tu as la mémoire courte...

Mais laissons là tes subterfuges de "petit manipulateur" et disons bravo Enrico ! Ton jugement est limpide, comme ta subjectivité et ton manque (apparent ou sincère ?) de discernement. En somme tu t’es montré à la hauteur de ta « mission »…c’est-à-dire un citoyen Franco-israélien…sous influence! Que le fanatisme d’Israël à l’égard des Palestiniens n’empêche pas de dormir…

Tu n’iras pas loin comme ça… dans le cœur de tes fans franco-arabes et Maghrébins!

Mais ne t'en fait pas, la Raison finira par l’emporter (contre le mensonge érigé en droit !) Et les Palestiniens vaincront par leur détermination, (à l’instar des Vietnamiens, des Algériens, des Sud-africains et d'autres peuples soumis à l'occupation) n'ayant que leur foi en une victoire finale et inéluctable contre une armée colossale de par ses moyens, et contre un Etat miné par son aveuglement, son arrogance et le déni de droit !