A L'OMBRE DE TAHA HUSSEIN

UN CITOYEN QUI S'INTERESSE A LA MARCHE DU SIECLE

vendredi 18 mars 2016

BAN KI-MOON, OU «LA GRENOUILLE QUI VEUT SE FAIRE AUSSI GROSSE QUE LE BŒUF »…



Loin de moi l’idée de vouloir moquer la personnalité du Secrétaire Général de l’ONU, ni de vouloir sous-estimer sa fonction de médiateur dans les conflits qui agitent la planète…Il n’empêche : la récente « sortie » de Mr Ban Ki-Moon dans le dossier sensible (oh! Combien!) du Sahara, a fait l'effet d'un coup de massue sur la tête de certains, et a provoqué une attitude hilarante, voire grotesque dans leur réaction chez d'autres, mais n'a fait qu'aggraver la tension autour de ce conflit déjà plombé par tant d'année de blocage systématique de la part des autorités algériennes... La légèreté et le manque de neutralité dont il a fait montre lors de son premier voyage au Maghreb, surprennent par leur incohérence… Et du coup, l’on est porté à croire que le sieur Ban Ki-Moon, sous son apparence placide, et sa silhouette fluette, est un machiavel qui cache son jeu…Et dans ses moments d’égarement insensé, il peut faire mal…très mal, telle « une grenouille qui veut se faire aussi grosse le bœuf » ! Pour bien se faire entendre…

QUEL GÂCHIS !

Faire un signe V (comme victoire) à sa descente d’avion  à Alger, et parler « d’occupation » en désignant la présence du Maroc au Sahara…ce n’est plus un Secrétaire Général de l’ONU qui vient chercher un « compromis » entre des belligérants mais bel et bien une sosie de Mohammed Abdelaziz qui parade devant ses « protecteurs »…ravi d’un tel ralliement !

Est-ce un comportement digne d’un Secrétaire Général de l’ONU, soucieux d’équilibre et d’impartialité dans le traitement d’un conflit que d’aucuns qualifient de très « complexe » ?

Voilà un Haut fonctionnaire de l’ONU, à la fin de son dernier mandat au sein de l’Organisation, en qui le Conseil de Sécurité a placé sa pleine confiance  pour jouer le rôle de médiateur neutre mais perspicace, chaque fois qu’un conflit éclate entre deux pays membres de l’Organisation, pour les conduire vers une solution pacifique de leur différend, et qui, en l’occurrence, a pu suivre, voire superviser le long processus de négociations (durant ses deux mandats de Secrétaire Général de l’ONU) entre le Maroc et le Polisario, pour trouver une solution satisfaisante pour les deux parties, et qui n’a rien trouvé  de mieux, pour sortir de l’impasse où se trouve « enlisé ce dossier » que d’attiser d’une manière arbitraire les tensions existantes et provoquer la colère, voire la révolte par ses prises de positions et ses déclarations irresponsables et partisanes…loin, très loin du rôle objectif et mesuré que l’on attendait de ses interventions.

N’ayant pas d’antécédents aussi flagrants dans son comportement durant ses deux mandats, la première question qui vient à l’esprit est : quelle mouche l’a piqué pour agir de la sorte ? A-t-il une « dent » contre le Maroc ? Si oui, pourquoi ce parti pris intolérable de la part d’un si Haut fonctionnaire de l’Organisation des Nations Unies à l’égard d’un membre « actif » de l’Organisation ? A-t-il le droit d'exprimer des jugements personnels sur un conflit "grossi" par tant de rivalité et d'arrières pensées hégémoniques de l'une des parties "intruse" illégitimement dans le conflit ?

Il est totalement impensable que le Secrétaire Général de l’ONU, qui a supervisé le long parcours du processus des négociations entre le Maroc et le Polisario, ne soit pas au courant des concessions majeures faites par le Maroc aux séparatistes, sans que ceux-ci aient daigné, en retour, en présenter une seule durant plus de 30 ans de négociations ! 

Qui aurait dû subir le courroux de Mr Ban Ki-Moon, pour leur intransigeance ?

Or, deux concessions phares illustrent la position plus qu’honorable du Maroc :

1-Accepter le principe d’un référendum basé sur un recensement des sahraouis authentiques, ceux pris en otages dans les camps de Tindouf par l’Algérie et naturellement ceux résidents dans les provinces sahariennes « récupérées » par le Maroc, le tout sous l’égide de l’ONU.

Mais, devant le spectre des difficultés inextricables qui pourraient  survenir à l’exécution de ce référendum (l’impossibilité de définir avec objectivité le statut de sahraoui parmi les populations concernées) le Conseil de Sécurité a fait « marche arrière » et préféré substituer au référendum « une solution juste, durable et mutuellement acceptable » par des négociations.

2- Au terme d’un marathon épuisant de négociations avec le Polisario, le Maroc consentit finalement ce que l’on peut appeler un sacrifice majeur : accorder aux sahraouis « l’Autonomie élargie sous souveraineté marocaine » : 

Que le Conseil de Sécurité a jugée « réaliste, crédible et digne d’intérêt »…


Comment Mr Ban Ki-Moon, venant au Maghreb se rendre compte sur le terrain pour la première fois, avec de tels éléments tangibles à l’esprit, résultats des négociations entre les « parties » qu’il a parrainées, ayant débouché sur des concessions majeures marocaines, lesquelles ont donné lieu aux appréciations exprimées par les membres du Conseil de Sécurité, comment peut-il commettre de telles bourdes diplomatiques, politiques et juridiques :

En allant rencontrer les représentants du Polisario à Bir Lahlou, localité considérée comme « capitale » de la pseudo R.A.S.D (dépendant du Sahara) occupée par les séparatistes, sous une tente portant drapeau de la R.A.S.D (qui n’est ni membre de l’ONU ni reconnue par elle !), prenant la liberté d’exprimer des allégations (fruits de ses propres élucubrations), faisant fi de la dernière concession marocaine sur « l’autonomie », et au mépris des appréciations favorables qu’elle a recueillies par les Membres du Conseil de Sécurité ???…

Ou bien Mr Ban Ki-Moon était « inconscient » ou « sous influence », auquel cas il doit présenter ses excuses à l’Etat Marocain, membre « agissant et actif » au sein de l’Organisation, (qui méritait au contraire du respect dû à la participation active des "casques bleus" marocains au maintien de la paix dans différents pays en guère, sous l'égide de l'ONU). Ou bien il a agi délibérément contre l’avis du Conseil de Sécurité qui l’a mandaté, et c’est plus grave, car ce faisant, il n’est plus digne de crédibilité et de confiance dont il était crédité…et donc il doit s’acheminer vers la voie de sortie, c'est-à-dire LA DEMISSION !

Mais un autre aspect aggravant de la personnalité trouble de Ban Ki-Moon dans ses rapports avec le Maroc, que voici, et qui ne date pas d’aujourd’hui :

Lorsque le Maroc avait émis des réserves fermes sur le choix de Christopher Ross comme émissaire de l’ONU au Sahara (parce qu’il venait de quitter son poste d’ambassadeur des Etats-Unis à Alger !), il « bénéficia » d’une fin de non-recevoir catégorique de la part du Secrétaire Gl De l’ONU ! (Naturellement sous pression du Département d'Etat). Bon prince, le Maroc accepta la sentence, mais dut accompagner  l’émissaire dans ses multiples tergiversations d’une farouche intention de débusquer toutes manœuvres partisanes de sa part…Mal lui en a pris : aucune des objections marocaines sur les « partis-pris » constatés dans les recommandations de Mr Ross ne fut prise en considération.  




Mais quand le précédant émissaire néerlandais Peter van Walsum au Sahara avait émis un jugement pertinemment juridique (basé sur «l’accord tripartite de Madrid» d’une part et la jurisprudence traditionnelle de « la Beyâ » des tribus sahraouis d’autre part) l’Algérie et le Polisario crièrent au « dérapage manifeste » et à la « partialité  déplacée » de van Walsun… qui fut rapidement écarté de « sa mission » ! Sans autre forme de procès !



Ce qui prouve bien que Mr Ban Ki-Moon ne porte pas le Maroc en « grande estime ». Et qui illustre tout autant le bien fondé des positions marocaines quant au manque d’objectivité dans les décisions du Secrétaire Gl de l’ONU.

Maintenant, que signifie ce passage obligé de Mr Ban Ki-Moon à Alger ?

De deux choses l’une : ou bien le « dossier du Sahara » ne concerne exclusivement que le Maroc et le Polisario (avec la présence facultative de la Mauritanie, impliquée depuis le début du conflit pour les raisons que l’on sait), et alors, toutes les rencontres des émissaires de l’ONU avec les parties concernées par les négociations, auraient dû se tenir en un lieu neutre, pourquoi pas Genève, reconnu mondialement comme centre approprié pour les négociations internationales… dans le but d’assurer à ces négociations toutes les conditions d’objectivité requises. Ce qui aurait évité la répétition des crises et le rebondissement des tensions à chacune des visites des émissaires de l’ONU dans la région. (Quant au Polisario, pas de soucis, il est « richement doté » par l’Algérie pour pouvoir faire face aux frais de déplacement…).

Ou bien l’Algérie est partie prenante dans le processus des négociations, et alors on est en droit de se demander : qui lui a octroyé ce droit ? Si c’est l’ONU, sur quels critères d’appréciation a-t-elle basé cette iconoclaste décision, étant donné que les autorités algériennes ont affirmé dès le début, haut et fort, la négation de toutes prétentions territoriales sur le Sahara Occidental. Par contre si, gagnée tardivement par la cupidité (de providentielles ressources minières à exploiter…) ou tout simplement aiguillonnée par une tendance hégémonique lancinante qu’elle a du mal à dissimuler, l’Algérie s’offre délibérément le « beau rôle » d’intrigante et d’arbitre mal intentionné qui empêcherait toute « entente » entre les « parties », qui ne prendrait pas en compte ses intérêts dans la région ; et là encore une question se pose : qui lui permet d’user et d’abuser de ce droit usurpé, sans aucune sentence des instances internationales ?

Qui laissent faire…

Dans ces conditions, on n’est pas loin d’imaginer des complicités extérieures au conflit, pourquoi pas en Afrique ou en Europe, grassement récompensées par des transferts de fonds, provenant de la manne pétrolière et gazière algérienne…
 

Voilà donc où on en est arrivé lamentablement : ce qui devrait être un cycle de négociations fécondes, débouchant sur un accord « gagnant-gagnant » qui ouvrirait enfin la voie à une intégration économique globale, permettant la création d’un Grand marché Commun Maghrébin, est devenu, par l’entêtement de l’Algérie dans sa hargne contre le Maroc, un « panier de crabes » où les magouilles et les intérêts égoïstes l’ont emporté sur le droit et la raison, et ont débouché sur un scandale sans précédent dans les annales de l’ONU, où un Secrétaire Général en fin de mandat, s’est livré à un spectacle peu digne de sa fonction, et « à l’insu de son plein gré », nous a poussé à nous interroger : 
le moment n’est-il pas venu pour l’Organisation des Nations Unies de songer à modifier les critères de sélection pour désigner son nouveau Secrétaire Général, qui soient plus exigeants en matière de compétence avérée dans la carrière diplomatique, l'habilitant à affronter les crises et à surmonter les épreuves qui sont devenues le pain quotidien de l'Organisation des Nations-unies, du fait de la disparité des cultures des Etats membres et leur tendance belliqueuse...Aujourd'hui, l'Organisation des Nations Unies, de par la complexité des conflits qui affectent le monde, se doit, par le choix implacable de ses dirigeants, de se doter de moyens et mécanismes infaillibles qui lui permettent enfin de se conformer à ces ambitions affichées qui sont l'Entente, la Paix et la Sécurité dans le monde !...

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